---
title: "Éclairage de sécurité ERP : BAES, règles d’implantation et maintenance"
description: "Éclairage de sécurité ERP : évacuation et ambiance, BAES tous les 15 m, 5 lm/m², autonomie 1 h, télécommande, registre, 5e catégorie et exercices corrigés."
url: "https://www.installation-renovation-electrique.com/metier-electricien/formation-electricite/cours-electricite/cours-eclairage-securite-baes-erp/"
author: "Raphaël Bossoreil"
date: "2026-10-01T07:36:41+02:00"
modified: "2026-10-01T08:28:52+02:00"
lang: "fr_FR"
categories: ["Cours d'électricité"]
---

# Éclairage de sécurité ERP : BAES, règles d’implantation et maintenance

En bref

Dans un établissement recevant du public (ERP), l'éclairage de sécurité prend le relais quand l'éclairage normal disparaît, pendant **1 heure au moins**. Il a deux fonctions : l'**éclairage d'évacuation**, qui balise le chemin vers la sortie avec des foyers espacés de **15 m au plus** et d'au moins 45 lumens, et l'**éclairage d'ambiance** ou anti-panique, exigé dans les locaux de 100 personnes (50 en sous-sol), à raison de **5 lumens par m²**. On le réalise le plus souvent avec des **BAES**, raccordés en aval de la protection et en amont de la commande du local, mis au repos par télécommande à la fermeture. L'exploitant les essaie chaque mois, contrôle l'autonomie tous les six mois et note tout au registre de sécurité.

Une coupure de courant dans un magasin bondé, un soir d'hiver : en une seconde, cent personnes se retrouvent dans le noir, sans savoir où est la porte. L'éclairage de sécurité existe pour ce moment-là. Pour l'électricien, c'est un chantier qu'on retrouve partout, de la boulangerie au collège, et un sujet classique d'épreuve en bac pro MELEC : lire un plan, décider où poser les blocs, les raccorder correctement et expliquer comment on les entretient.

Ce cours suit le règlement de sécurité contre l'incendie dans les ERP, approuvé par l'arrêté du 25 juin 1980 modifié, et plus précisément ses articles EC 7 à EC 15, dont une partie a été réécrite par l'arrêté du 17 mai 2024. Les petits établissements relèvent en plus de l'article PE 24. Si vous cherchez une présentation pratique des blocs eux-mêmes, lisez notre article [BAES : tout savoir sur le bloc autonome d'éclairage de sécurité](https://www.installation-renovation-electrique.com/domotique-securite/domotique/explication-baes-bloc-autonome-eclairage-de-securite/) ; ici, on s'attache à la méthode et aux calculs.

## ERP : catégories et types, le point de départ

Avant de poser le moindre bloc, il faut savoir dans quel établissement on travaille, car ce sont le **type** et la **catégorie** qui fixent les règles applicables. Le type dit ce que l'on y fait, par une lettre : M pour les magasins, N pour les restaurants et débits de boissons, O pour les hôtels, R pour l'enseignement, W pour les bureaux et administrations, L pour les salles de spectacle et de réunion, U pour les établissements de soins, J pour les structures d'accueil pour personnes âgées ou handicapées, X pour les établissements sportifs couverts, Y pour les musées, V pour les lieux de culte, et quelques autres.

La catégorie dépend de l'effectif, c'est-à-dire du nombre de personnes admises, public et personnel compris pour les quatre premières catégories.

| Catégorie | Effectif | Règles d'éclairage de sécurité |
|---|---|---|
| **1re** | plus de 1 500 personnes | Dispositions générales (EC 7 à EC 15) et dispositions propres au type |
| **2e** | de 701 à 1 500 personnes | Articles EC 7 à EC 15 et dispositions du type |
| **3e** | de 301 à 700 personnes | Articles EC 7 à EC 15 et dispositions du type |
| **4e** | 300 personnes au plus, au-dessus du seuil de la 5e catégorie | Articles EC 7 à EC 15 et dispositions du type |
| **5e** | public en dessous du seuil fixé pour le type (200 pour un magasin ou un restaurant, 100 pour un hôtel ou une école, par exemple) | Règles allégées du livre III, article PE 24 |

Retenez la logique : les quatre premières catégories forment le premier groupe, soumis aux dispositions générales du règlement ; la 5e catégorie, qui rassemble la grande majorité des commerces, cabinets et petits restaurants, a son propre régime, plus léger. Les règles électriques générales de ces petits établissements sont détaillées dans notre article [ERP de 5e catégorie : les règles électriques à connaître](https://www.installation-renovation-electrique.com/normes-electriques/norme-electricite-nf-c-15-100/norme-electrique-erp/).

## Éclairage de sécurité en ERP : évacuation et ambiance

L'article EC 7 pose le principe. Pendant l'exploitation, l'éclairage de sécurité est à l'**état de veille** : il ne sert à rien de visible, il surveille. Si l'éclairage normal défaille, il passe à l'**état de fonctionnement**, alimenté par une source de sécurité dont la durée assignée est de **1 heure au moins**. Cette source est soit une batterie centrale qui alimente des luminaires, soit un ensemble de blocs autonomes qui portent chacun leur batterie. Il existe un troisième état, le **repos** : le bloc est volontairement éteint alors que le secteur est coupé, à la fermeture de l'établissement.

L'article EC 8 distingue ensuite deux fonctions, à ne jamais confondre.

**L'éclairage d'évacuation** doit permettre à toute personne d'atteindre l'extérieur. Il éclaire les cheminements, les sorties, la signalisation de balisage, les obstacles et les changements de direction. Il est exigé dans les dégagements et, à l'intérieur des locaux, dès que ceux-ci reçoivent **50 personnes et plus**, ou dépassent **300 m² en étage ou au rez-de-chaussée** et **100 m² en sous-sol**. Dans les couloirs, les foyers lumineux ne doivent pas être espacés de plus de **15 m**, et chacun doit fournir un flux assigné d'au moins **45 lumens** pendant toute la durée de fonctionnement (EC 9).

**L'éclairage d'ambiance ou d'anti-panique** ne montre pas le chemin : il évite que la foule se retrouve dans le noir complet, ce qui déclenche les bousculades. Il s'impose dans tout local ou hall où l'effectif du public peut atteindre **100 personnes en étage ou au rez-de-chaussée**, ou **50 personnes en sous-sol**. Il doit fournir au moins **5 lumens par mètre carré** de surface du local, et le rapport entre la distance qui sépare deux foyers voisins et leur hauteur au-dessus du sol ne doit pas dépasser **4** (EC 10).

![Tableau des obligations d'éclairage de sécurité en ERP : évacuation (EC 8 et EC 9, 15 m, 45 lm), ambiance (EC 10, 100 personnes, 5 lm/m²) et 5e catégorie (PE 24)](https://www.installation-renovation-electrique.com/wp-content/uploads/2026/10/tableau-eclairage-securite-erp-obligations.png)Trois questions à se poser pour chaque local : faut-il de l'évacuation, de l'ambiance, et l'établissement est-il en 5e catégorie ?## BAES, BAEH, SATI, LSC : les matériels

### Le BAES, bloc autonome d'éclairage de sécurité

C'est la solution la plus répandue. Le bloc contient une source lumineuse, aujourd'hui à LED, une batterie, un chargeur et une électronique qui surveille la tension du secteur. Tant que le secteur est présent, il charge sa batterie ; quand le secteur disparaît, il s'allume sur batterie. Le BAES d'évacuation courant fournit 45 lm pendant 1 h, exactement ce que demande l'EC 9, et il porte souvent la signalisation de sortie (le pictogramme de l'homme qui court, flèche ou porte). Les BAES d'ambiance délivrent un flux beaucoup plus fort, pour éclairer toute une salle.

Les blocs doivent être conformes à la norme NF EN IEC 60598-2-22 et aux normes de la série NF C 71-800 ; la marque NF AEAS en apporte la preuve sur le produit. Leurs câbles d'alimentation et de commande sont classés au moins Cca-s2,d2,a2 au sens du classement européen de réaction au feu.

### Le SATI, système automatique de test intégré

L'exploitant doit vérifier régulièrement que chaque bloc bascule bien en secours et tient une heure. Sur un bâtiment de 80 blocs, c'est fastidieux. Un bloc équipé d'un **SATI** (norme NF C 71-820) fait ces tests seul, à intervalles réguliers, et signale un défaut de lampe ou de batterie par un voyant. Depuis la modification de l'EC 12 par l'arrêté du 17 mai 2024, les blocs utilisés pour l'éclairage d'évacuation doivent disposer d'un tel système de test automatique. Les versions dites adressables vont plus loin : chaque bloc remonte son état à une centrale, ce qui évite de faire le tour du bâtiment pour lire les voyants.

### Le BAEH, bloc autonome pour l'habitation

Le **BAEH** (norme NF C 71-805) est pensé pour les parties communes des immeubles d'habitation collectifs : il fournit un flux faible, de l'ordre de 8 lm, mais pendant 5 heures. Ce n'est pas un BAES : il ne remplace jamais un bloc d'évacuation d'ERP. On le rencontre en ERP seulement quand le règlement propre à certains types, avec locaux à sommeil notamment, prévoit de compléter les BAES par des BAEH.

### Les LSC, luminaires sur source centralisée

Dans les grands établissements, on préfère souvent une **source centralisée** : une batterie d'accumulateurs conforme à la norme NF EN 50171, installée dans un local dédié, qui alimente des **luminaires sur source centralisée (LSC)** par un tableau de sécurité. L'avantage est la maintenance, concentrée en un seul point. La contrepartie est le câblage : l'article EC 11 impose, pour l'ambiance de chaque local et pour l'évacuation de chaque dégagement de plus de 15 m, au moins deux circuits distincts, posés sur des trajets aussi différents que possible, pour qu'un incendie ou un défaut sur un circuit ne plonge pas tout le volume dans le noir.

## BAES : règles d'implantation

L'implantation est l'exercice qui tombe le plus souvent. On part d'un plan, on trace le cheminement du public depuis le point le plus éloigné jusqu'à la sortie vers l'extérieur, puis on place les blocs d'évacuation en respectant quelques règles simples.

![Plan d'implantation des BAES dans un ERP : blocs d'évacuation au-dessus des sorties, aux changements de direction et tous les 15 m dans le couloir, blocs d'ambiance dans une salle de 120 personnes](https://www.installation-renovation-electrique.com/wp-content/uploads/2026/10/schema-implantation-baes-erp.png)Blocs d'évacuation sur le cheminement, blocs d'ambiance dans la salle de 120 personnes.Un bloc se place **au-dessus de chaque issue** : la porte de la salle, la sortie vers l'extérieur, les portes de recoupement du couloir. Un bloc se place à **chaque changement de direction**, pour que la personne qui arrive au coude voie immédiatement où aller ensuite. Un bloc éclaire aussi les **obstacles** : une marche isolée, un poteau, un escalier. Entre ces points, dans les couloirs, on ajoute des blocs pour que l'espacement ne dépasse jamais **15 m**. La règle de métier complète le texte : depuis n'importe quel point du cheminement, on doit voir au moins un bloc qui indique la direction de la sortie.

L'EC 12 ajoute une règle de redondance : tout dégagement de plus de 15 m qui conduit le public vers l'extérieur est éclairé par **au moins deux blocs**, et tout local ou hall soumis à l'éclairage d'ambiance l'est aussi par au moins deux blocs. Si un bloc tombe en panne, l'autre évite le noir complet.

Prenons le couloir de 38 m du plan. On pose un bloc à chaque extrémité, puis on découpe : 38 / 15 = 2,53, il faut donc au moins 3 intervalles, soit 4 blocs alignés au minimum. On en ajoute un au-dessus de la porte de la salle, un au coude du couloir et un au-dessus de la sortie. Le calcul donne un minimum ; la configuration des lieux décide du reste.

Pour l'ambiance, on raisonne en flux. La salle de 180 m² du plan reçoit 120 personnes au rez-de-chaussée : elle dépasse 100 personnes, l'ambiance est exigée. Le flux minimal vaut 5 lm/m² × 180 m² = 900 lm. Avec des blocs d'ambiance de 400 lm, par exemple, 900 / 400 = 2,25, soit 3 blocs au moins. On vérifie ensuite la répartition : sous un plafond à 3 m, deux blocs voisins ne doivent pas être à plus de 4 × 3 = 12 m l'un de l'autre. Dans une salle de 18 m sur 10 m, on retient 4 blocs répartis en carré, ce qui respecte les deux conditions.

## Raccordement et télécommande de mise au repos

Un BAES doit se déclencher quand l'éclairage du local disparaît par accident, et seulement dans ce cas. D'où la règle de raccordement de l'EC 12 : la canalisation qui l'alimente part d'une dérivation prise **en aval du dispositif de protection** et **en amont du dispositif de commande** de l'éclairage normal du local ou du dégagement où il est installé.

![Schéma de raccordement d'un BAES en aval du disjoncteur et en amont de l'interrupteur du circuit d'éclairage, avec télécommande de mise au repos](https://www.installation-renovation-electrique.com/wp-content/uploads/2026/10/schema-raccordement-baes-telecommande.png)Le BAES est piqué entre le disjoncteur et l'interrupteur du circuit d'éclairage qu'il surveille.Les deux conditions ont chacune leur raison. En aval de la protection : si le disjoncteur du circuit d'éclairage déclenche sur un défaut, le bloc perd son alimentation et s'allume, exactement comme le public perd la lumière. Un bloc alimenté par un circuit à part resterait en veille dans une salle plongée dans le noir. En amont de la commande : quand quelqu'un éteint la lumière avec l'interrupteur, le bloc reste alimenté et ne se déclenche pas, sinon il viderait sa batterie à chaque extinction. Le schéma de protection du circuit lui-même suit les règles vues dans le cours sur [le disjoncteur et l'appareillage de protection](https://www.installation-renovation-electrique.com/metier-electricien/formation-electricite/cours-electricite/cours-disjoncteur-differentiel-appareillage-de-protection/).

Reste la fermeture de l'établissement. Le soir, l'exploitant coupe l'éclairage normal au tableau : tous les blocs passent en fonctionnement et se vident en une heure. Le lendemain matin, à l'ouverture, ils seraient déchargés. L'EC 12 impose donc un ou plusieurs dispositifs de **mise à l'état de repos centralisée**, placés près de l'organe de commande générale : c'est la **télécommande**, reliée aux blocs par une ligne dédiée. Après avoir coupé, l'exploitant appuie sur « extinction » ; les blocs s'éteignent sans vider leur batterie, et ils reviennent automatiquement en veille au retour du secteur (EC 14).

Une précision de sécurité pour l'électricien : un BAES reste une source d'énergie. Une fois le circuit consigné, le bloc est sur batterie et sa carte peut rester alimentée. On intervient dessus comme sur tout équipement électrique, selon les règles vues dans le cours sur [l'habilitation électrique et la consignation](https://www.installation-renovation-electrique.com/metier-electricien/formation-electricite/cours-electricite/cours-securite-habilitation-electrique/).

## Les spécificités des ERP de 5e catégorie

En 5e catégorie, les articles EC 8 et EC 10 ne s'appliquent pas tels quels : c'est l'article PE 24 qui fixe les obligations. Il impose une installation d'éclairage de sécurité d'**évacuation** dans trois cas : les **escaliers et circulations horizontales d'une longueur totale supérieure à 10 m**, les circulations qui présentent un **cheminement compliqué**, et les **salles d'une superficie supérieure à 100 m²**. Quand on utilise des blocs autonomes, ils doivent respecter l'EC 12 : mêmes normes, même raccordement, même télécommande.

Concrètement, un salon de coiffure de 60 m² avec une porte donnant directement sur la rue n'est pas concerné par ce texte ; une boutique de 130 m², si. Un restaurant dont la salle fait 90 m² mais dont le couloir vers la sortie de secours mesure 12 m doit équiper ce couloir. Attention : certains types de 5e catégorie ajoutent leurs propres exigences, en particulier ceux qui comportent des locaux à sommeil. Le jour du chantier, on vérifie toujours le dossier de l'établissement et l'avis de la commission de sécurité quand il existe.

Côté vérifications, l'article PE 4 demande à l'exploitant de faire entretenir et vérifier ses installations par des techniciens compétents. L'électricien qui a posé les blocs est souvent celui qu'on rappelle pour cela.

## Maintenance, registre de sécurité et vérifications périodiques

Un bloc qui n'est jamais testé finit par tomber en panne sans que personne le sache. L'article EC 14 fixe donc un calendrier à l'exploitant, dans les établissements du premier groupe.

| Périodicité | Ce qu'on vérifie | Qui |
|---|---|---|
| **Une fois par mois** | Passage en fonctionnement sur coupure de l'alimentation normale, allumage de toutes les lampes (le temps du seul contrôle visuel) ; efficacité de la mise au repos à distance et retour automatique en veille | Exploitant (ou le SATI) |
| **Tous les six mois** | Autonomie d'au moins 1 heure | Exploitant (ou le SATI) |
| **Dès qu'une anomalie est constatée** | Remplacement de la lampe, de la batterie ou du bloc ; l'exploitant garde des pièces de rechange | Exploitant, électricien |
| **Chaque année** | Vérification des installations électriques et d'éclairage (EL 19, auquel renvoie l'EC 15) | Organisme agréé ou technicien compétent, selon les cas |

Deux détails pratiques comptent. Le test d'autonomie vide les batteries : dans un établissement qui ferme, on le fait de façon que l'installation ait retrouvé toute son autonomie au début de la période d'ouverture suivante. Un test d'autonomie le vendredi soir dans un magasin qui ouvre le samedi matin est une mauvaise idée. Et tout se note : les essais, leurs résultats, les remplacements sont consignés dans le **registre de sécurité**, auquel est annexée une notice descriptive des conditions de maintenance et de fonctionnement, avec les caractéristiques des pièces de rechange (EC 13). Lors de sa visite annuelle, le vérificateur contrôle justement que ces relevés d'essais existent. Les notions générales de contrôle sont reprises dans notre fiche [éclairage de secours](https://www.installation-renovation-electrique.com/glossaire-electricite/eclairage-electrique/eclairage-de-secours/) du glossaire.

## Pour aller plus loin (BTS)

**Dimensionner une source centralisée.** Pour des LSC, l'énergie à stocker se déduit de la puissance des luminaires et de la durée assignée : E = P × t. Vingt luminaires de 8 W pendant 1 h demandent 160 Wh ; sous 24 V, cela correspond à 160 / 24 ≈ 6,7 Ah. Ce n'est qu'un ordre de grandeur : le fabricant de la source, selon la norme NF EN 50171, ajoute des coefficients pour le vieillissement, la température et la profondeur de décharge admise. Le calcul de la chute de tension sur les longs circuits de LSC, surtout en très basse tension, est souvent le vrai point dur ; la méthode est celle du cours sur [les sections de câble et la chute de tension](https://www.installation-renovation-electrique.com/metier-electricien/formation-electricite/cours-electricite/cours-section-de-cable-chute-de-tension/).

**ERP et Code du travail.** Un ERP est aussi un lieu de travail. L'arrêté du 26 février 2003 relatif aux circuits et installations de sécurité, pris pour le Code du travail, impose lui aussi un éclairage de sécurité : l'évacuation dès 20 personnes dans un local, l'ambiance dans certains grands locaux, avec les mêmes valeurs de 45 lm, 5 lm/m² et 1 h d'autonomie. Son article 8 précise qu'il ne dispense pas d'appliquer le règlement des ERP, qui s'impose quand il est plus exigeant. Dans une zone réservée au personnel, un atelier ou un bureau, c'est donc ce texte qu'on regarde.

**Choisir entre blocs et source centrale.** Les BAES coûtent peu à installer et se remplacent un par un, mais leurs batteries s'usent et la maintenance se fait bloc par bloc. La source centrale concentre la maintenance et convient mieux aux grands volumes, au prix de circuits doublés et de canalisations adaptées au rôle de sécurité (article EL 16). Le choix se justifie à l'examen par le nombre de points, la surface, l'organisation de la maintenance et le coût global.

## Les erreurs qui reviennent

La plus classique : **brancher le BAES après l'interrupteur**. Chaque fois qu'on éteint la lumière, le bloc s'allume sur batterie, et au bout de quelques jours il est déchargé au moment où l'on en a besoin. À l'inverse, un bloc alimenté par un circuit indépendant ne voit pas le déclenchement du disjoncteur de l'éclairage du local.

Deuxième erreur : **oublier la télécommande**, ou la poser loin de l'organe de commande générale. Le personnel coupe le soir sans mettre les blocs au repos, et l'établissement ouvre le matin avec une installation sans autonomie.

Troisième erreur : **confondre évacuation et ambiance**. Des blocs de 45 lm au-dessus des portes ne suffisent pas dans une salle de 150 personnes : il faut aussi de l'ambiance, dimensionnée à 5 lm/m². Et un BAEH n'est pas un BAES.

Dernière erreur, côté exploitation : **ne rien noter au registre**. Un essai réalisé mais non consigné n'existe pas pour le vérificateur ni pour la commission de sécurité.

## Exercices corrigés

Les cinq premiers exercices correspondent au niveau bac pro, les deux derniers au BTS. Cherchez avant d'ouvrir le corrigé.

**Exercice 1.** Un collège (type R) reçoit 280 élèves et 30 adultes. Un magasin de bricolage (type M) reçoit au plus 150 personnes de public. Classez chacun, sachant que le seuil de la 5e catégorie est de 100 pour le type R et de 200 pour le type M.

Voir le corrigéCollège : 280 élèves dépassent le seuil de 100, ce n'est pas une 5e catégorie. L'effectif total, personnel compris, vaut 280 + 30 = 310 personnes, compris entre 301 et 700 : 3e catégorie, soumise aux articles EC. Magasin : 150 personnes de public restent sous le seuil de 200, c'est une 5e catégorie, qui relève de l'article PE 24.

**Exercice 2.** Un couloir droit de 52 m conduit le public vers une sortie. Combien de blocs d'évacuation faut-il au minimum le long de ce couloir, en comptant un bloc à chaque extrémité ?

Voir le corrigéEspacement maximal : 15 m. Nombre d'intervalles : 52 / 15 = 3,47, arrondi à l'entier supérieur, soit 4 intervalles de 13 m. Nombre de blocs : 4 + 1 = 5. Le dégagement dépasse 15 m, la règle des deux blocs minimum est respectée. Conclusion : 5 blocs au minimum, espacés de 13 m, plus ceux qu'imposent les portes et les obstacles.

**Exercice 3.** Une salle de réunion en rez-de-chaussée mesure 16 m × 15 m et peut recevoir 180 personnes ; le plafond est à 3,5 m. Quels éclairages de sécurité faut-il ? Calculez le flux d'ambiance minimal et l'espacement maximal entre blocs d'ambiance.

Voir le corrigé180 personnes, c'est plus de 50 : éclairage d'évacuation dans la salle. C'est aussi plus de 100 en rez-de-chaussée : éclairage d'ambiance. Surface : S = 16 × 15 = 240 m². Flux minimal : Φ = 5 lm/m² × 240 m² = 1 200 lm. Espacement maximal : d = 4 × h = 4 × 3,5 = 14 m. Conclusion : évacuation et ambiance, 1 200 lm au moins, blocs d'ambiance espacés de 14 m au plus, et deux blocs d'ambiance au minimum.

**Exercice 4.** Dans un bureau d'accueil, un apprenti a raccordé le BAES en aval de l'interrupteur, sur le fil qui part vers le plafonnier. Décrivez ce qui se passe au quotidien, puis en cas de déclenchement du disjoncteur.

Voir le corrigéAu quotidien, chaque extinction de la lumière coupe l'alimentation du bloc : il passe en fonctionnement et se décharge. Toute la nuit, il reste allumé jusqu'à épuisement de sa batterie. Si le disjoncteur déclenche en journée, le bloc s'allume bien, mais sa batterie peut être vide ou vieillie par ces décharges répétées. Correction : reprendre l'alimentation par une dérivation entre le disjoncteur et l'interrupteur, en aval de la protection et en amont de la commande (EC 12).

**Exercice 5.** Un restaurant de 5e catégorie possède une salle de 85 m², une cuisine et un couloir de 12 m qui mène à la sortie de secours. Où l'éclairage de sécurité d'évacuation est-il obligatoire au titre de l'article PE 24 ?

Voir le corrigéLa salle fait 85 m², moins de 100 m² : pas d'obligation au titre de sa surface. Le couloir mesure 12 m, plus de 10 m : il doit recevoir un éclairage d'évacuation. Avec des BAES, ils respectent l'EC 12, donc raccordement en aval de la protection et en amont de la commande, et télécommande de mise au repos. Conclusion : éclairage d'évacuation obligatoire dans le couloir ; on vérifie aussi que le cheminement dans la salle n'est pas compliqué.

**Exercice 6 (BTS).** Un hall de 30 m × 20 m, avec un plafond à 4 m, reçoit plus de 100 personnes. On dispose de blocs d'ambiance de 400 lm. Déterminez le nombre de blocs et proposez une disposition.

Voir le corrigéSurface : S = 30 × 20 = 600 m². Flux minimal : Φ = 5 × 600 = 3 000 lm. Nombre de blocs pour le flux : 3 000 / 400 = 7,5, soit 8 blocs. Espacement maximal : 4 × 4 = 16 m. Disposition proposée : 4 rangées de 2 blocs, soit un pas de 30 / 4 = 7,5 m dans la longueur et de 20 / 2 = 10 m dans la largeur, avec des blocs à 3,75 m et 5 m des murs. Les deux pas sont inférieurs à 16 m. Conclusion : 8 blocs de 400 lm, en quadrillage 4 × 2.

**Exercice 7 (BTS).** Une salle de spectacle est équipée de 24 LSC d'ambiance de 10 W et de 16 LSC d'évacuation de 4 W, alimentés par une source centrale en 48 V. Estimez l'énergie à stocker et la capacité de la batterie sans coefficient de sécurité, puis expliquez comment répartir les luminaires d'ambiance de la salle.

Voir le corrigéPuissance totale : P = 24 × 10 + 16 × 4 = 240 + 64 = 304 W. Énergie pour la durée assignée de 1 h : E = 304 × 1 = 304 Wh. Capacité : C = E / U = 304 / 48 ≈ 6,3 Ah, avant les coefficients de vieillissement et de température que donne le fabricant selon la NF EN 50171. Répartition : l'éclairage d'ambiance de la salle se fait sur au moins deux circuits distincts, par exemple un luminaire sur deux sur chaque circuit, posés sur des trajets aussi différents que possible (EC 11). Si un circuit est détruit, la moitié des luminaires reste allumée, répartie dans toute la salle.

## Sources

- Légifrance, [Règlement de sécurité ERP, chapitre éclairage, articles EC 1 à EC 15](https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/JORFTEXT000000290033/LEGISCTA000020314178/) (arrêté du 25 juin 1980 modifié).
- Légifrance, [Arrêté du 17 mai 2024](https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000049573445) modifiant notamment les articles EC 11, EC 12 et PE 24.
- Légifrance, [Livre III, dispositions applicables aux établissements de 5e catégorie (articles PE)](https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/JORFTEXT000000290033/LEGISCTA000020342841/).
- Légifrance, [Arrêté du 26 février 2003 relatif aux circuits et installations de sécurité](https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000000235817) (lieux de travail).

## Pour aller plus loin sur le site

- [Bloc Secours](https://www.installation-renovation-electrique.com/glossaire-electricite/bloc-secours/)
- [Incendie électrique](https://www.installation-renovation-electrique.com/glossaire-electricite/incendie-electrique/)
- [Organisme Contrôle Électrique](https://www.installation-renovation-electrique.com/glossaire-electricite/organisme-controle-electrique/)
- [Vérification Électrique](https://www.installation-renovation-electrique.com/glossaire-electricite/verification-electrique/)
- [Les mesures en électricité : multimètre, VAT, isolement et terre, avec exercices corrigés](https://www.installation-renovation-electrique.com/metier-electricien/formation-electricite/cours-electricite/cours-mesures-electriques/)

[Tous les cours d'électricité, du CAP au BTS](https://www.installation-renovation-electrique.com/metier-electricien/formation-electricite/cours-electricite/)

---

*Source : [www.installation-renovation-electrique.com](https://www.installation-renovation-electrique.com/metier-electricien/formation-electricite/cours-electricite/cours-eclairage-securite-baes-erp/)*
