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title: "Lire un schéma électrique : symboles, unifilaire et plan, le cours"
description: "Cours pour lire un schéma électrique : symboles normalisés NF EN 60617, schéma développé, unifilaire, architectural, repérage des bornes. Exercices corrigés."
url: "https://www.installation-renovation-electrique.com/metier-electricien/formation-electricite/cours-electricite/cours-lire-schema-electrique/"
author: "Raphaël Bossoreil"
date: "2026-10-01T07:33:41+02:00"
modified: "2026-10-01T08:28:49+02:00"
lang: "fr_FR"
categories: ["Cours d'électricité"]
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# Lire un schéma électrique : symboles, unifilaire et plan, le cours

En bref

Lire un schéma électrique, c'est traduire des symboles normalisés en appareils et en fils réels. Les symboles graphiques sont fixés par la norme **NF EN 60617** ; ils représentent une fonction, toujours dessinée **au repos** (hors tension, contacts non actionnés). Un électricien jongle avec quatre représentations : le **schéma développé** pour comprendre le fonctionnement, le **schéma multifilaire** pour câbler fil à fil, le **schéma unifilaire** qui résume un tableau en un trait par circuit, et le **schéma architectural** qui place les appareils sur le plan. Les repères (Q1, K1, A1-A2, L, N, PE) font le lien entre le papier et le chantier.

Un apprenti qui arrive sur un chantier reçoit rarement des consignes orales complètes. Il reçoit un plan, un schéma de tableau, parfois un dossier de plusieurs folios, et on attend de lui qu'il sache où poser un boîtier, quel fil raccorder sur quelle borne et quel disjoncteur ouvrir avant d'intervenir. Le référentiel du CAP électricien place d'ailleurs les plans et schémas électriques dans le dossier technique que le candidat doit exploiter : savoir les lire n'est pas un bonus, c'est le point de départ de toutes les tâches.

Ce cours explique comment lire un schéma électrique pas à pas, depuis les symboles normalisés jusqu'au schéma unifilaire d'un tableau de logement, avec une méthode que l'on peut appliquer à n'importe quel document. Pour la liste complète des symboles, gardez sous la main notre article sur les [symboles électriques normalisés et leur repérage](https://www.installation-renovation-electrique.com/normes-electriques/schema-plan-electrique/symbole-electrique-identification-schema-electrique/) : ici, on apprend surtout à s'en servir.

## Les quatre schémas qu'un électricien doit savoir lire

Un même circuit peut être dessiné de plusieurs façons, chacune répondant à une question différente. Prenons le plus simple : un interrupteur qui commande un point lumineux dans une chambre.

 ![Un même circuit de simple allumage représenté en schéma développé, multifilaire, unifilaire avec traits obliques et schéma architectural sur le plan d'une chambre](https://www.installation-renovation-electrique.com/wp-content/uploads/2026/10/schema-electrique-quatre-representations-simple-allumage.png)Le même simple allumage dessiné en schéma développé, multifilaire, unifilaire et architectural.Le **schéma développé** sert à comprendre comment le circuit fonctionne. On trace la phase en haut, le neutre en bas, et entre les deux les appareils, dans l'ordre où le courant les traverse. L'emplacement réel des appareils n'a aucune importance : l'interrupteur S1 est dessiné juste au-dessus de la lampe E1 alors qu'ils sont à trois mètres l'un de l'autre. C'est le schéma que l'on prend pour raisonner sur un dépannage : « si S1 est fermé et que la lampe ne s'allume pas, le courant s'arrête quelque part entre L et N ».

Le **schéma multifilaire** représente chaque conducteur par un trait : phase, neutre, retour lampe, conducteur de protection. Il montre ce que l'on raccorde réellement, borne par borne. On s'en sert pour câbler un appareil ou un tableau, et c'est souvent le schéma que l'on trouve dans les notices des fabricants.

Le **schéma unifilaire** réunit tous les conducteurs d'un même circuit sur un seul trait. De petits traits obliques, ou un chiffre, indiquent combien de conducteurs passent dans la canalisation. On y lit en un coup d'œil l'organisation d'un tableau : quelle protection, quel calibre, quelle section, quel circuit. C'est le document que l'on range en général dans la porte du tableau.

Le **schéma architectural**, enfin, est un plan du bâtiment sur lequel on place les symboles des appareils à leur emplacement réel : prises, interrupteurs, points lumineux, tableau. Des traits relient parfois une commande au point qu'elle allume. C'est le plan que le client valide et que l'électricien suit pour tracer ses saignées et poser ses boîtiers.

| Schéma | Ce qu'il montre | Ce qu'il ne montre pas | Quand s'en servir |
|---|---|---|---|
| **Développé** | Le fonctionnement, le chemin du courant | L'emplacement des appareils | Comprendre un montage, dépanner |
| **Multifilaire** | Chaque conducteur et chaque borne | Une vue d'ensemble rapide | Câbler, raccorder |
| **Unifilaire** | Protections, calibres, sections, nombre de conducteurs, circuits | Le détail des raccordements | Lire ou concevoir un tableau |
| **Architectural** | L'emplacement des appareils dans les pièces | Le fonctionnement électrique | Implanter, chiffrer, valider avec le client |

Aucun de ces schémas ne suffit seul. Sur un chantier de rénovation, on part du plan architectural pour savoir ce qu'il faut poser, du schéma unifilaire pour savoir d'où part chaque circuit, et on revient au développé dès que quelque chose ne marche pas.

## Les symboles électriques normalisés (NF EN 60617)

Les symboles graphiques utilisés sur les schémas sont définis par la norme **NF EN 60617**, reprise française de la norme internationale CEI 60617. C'est ce qui permet à un électricien de lire un schéma dessiné par un bureau d'études qu'il ne connaît pas. La NF C 15-100, elle, ne dessine pas les symboles : elle impose d'établir un schéma de l'installation qui indique la nature et la constitution des circuits.

### Trois règles avant de lire un symbole

**Un symbole représente une fonction, pas un objet.** Un disjoncteur différentiel et un interrupteur différentiel se ressemblent dans le tableau ; sur le schéma, le premier porte le signe de la protection contre les surintensités (une petite croix sur le contact) et le second non. Inversement, deux appareils d'aspect très différent peuvent partager le même symbole s'ils font la même chose.

**Tout est dessiné au repos.** Les contacts sont représentés hors tension, sans action mécanique : un interrupteur est ouvert, un bouton-poussoir est relâché, une bobine de contacteur n'est pas alimentée. Quand on lit « contact ouvert » sur un schéma, cela veut dire « ouvert quand rien ne se passe », pas « ouvert en ce moment ». C'est la source d'erreur numéro un chez les débutants.

**Le même appareil n'a pas le même symbole selon le schéma.** Sur un schéma développé, un interrupteur est un contact : un trait incliné entre deux bornes. Sur un plan architectural, c'est un petit cercle prolongé d'un trait oblique. La lampe, elle, reste un cercle barré d'une croix dans les deux cas. Il faut donc toujours se demander quel type de schéma on a sous les yeux avant d'interpréter un signe.

### Les symboles à connaître par cœur au CAP

Une vingtaine de symboles suffisent à lire l'essentiel des schémas de logement. Voici ceux que l'on doit reconnaître sans hésiter.

| Famille | Symboles | Comment les reconnaître |
|---|---|---|
| **Conducteurs** | Conducteur, connexion, croisement sans connexion, borne, terre | Un point noir marque une connexion ; deux traits qui se croisent sans point ne sont pas reliés |
| **Protection** | Fusible, disjoncteur, interrupteur différentiel, disjoncteur différentiel, parafoudre | Contact incliné ; une croix pour la protection contre les surintensités, un tore (petite ellipse) pour la fonction différentielle |
| **Commande** | Interrupteur, va-et-vient, bouton-poussoir, télérupteur, contacteur, minuterie | Contact à fermeture ou à ouverture ; une bobine (rectangle) pour les appareils commandés à distance |
| **Récepteurs** | Lampe, prise de courant, moteur, résistance de chauffage | Lampe : cercle barré d'une croix ; moteur : cercle marqué M |
| **Mesure et signalisation** | Voyant, sonnerie, compteur, voltmètre, ampèremètre | Cercle portant la lettre de la grandeur (V, A) pour les appareils de mesure |

Pour réviser, rien ne remplace la planche complète : téléchargez notre [liste des symboles électriques normalisés en PDF](https://www.installation-renovation-electrique.com/wp-content/uploads/2024/06/Liste-des-symboles-electriques-normalises.pdf), imprimez-la et gardez-la dans votre classeur ou votre caisse à outils. Elle regroupe les symboles du tableau, du plan architectural, des conducteurs, des récepteurs et de la mesure.

## Lire un schéma développé

Le schéma développé se lit comme un trajet. On part de la phase, on suit le trait, on traverse chaque contact et chaque récepteur, et on doit arriver au neutre. Si l'on arrive au neutre sans avoir traversé de récepteur, c'est un court-circuit ; si l'on bute sur un contact ouvert, le circuit est coupé.

La méthode tient en quatre questions. **Où sont les sources ?** Repérez L et N (ou L1, L2, L3 en triphasé), et vérifiez s'il existe un circuit de commande séparé. **Quels sont les récepteurs ?** Lampes, bobines, résistances : ce sont eux qui « consomment », tout le reste sert à les commander ou à les protéger. **Quels contacts sont en série avec chaque récepteur ?** Ce sont les conditions de fonctionnement : tous doivent être fermés pour que le récepteur soit alimenté. **Quel appareil actionne chaque contact ?** Un contact repéré K1 est actionné par la bobine repérée K1, même si elle est dessinée ailleurs sur la page.

Sur le simple allumage, la lecture est immédiate : L traverse S1, puis E1, puis rejoint N. Sur un [schéma va-et-vient](https://www.installation-renovation-electrique.com/metier-electricien/formation-electricite/cours-electricite/cours-schema-va-et-vient/), la même méthode montre qu'il existe deux chemins possibles par les navettes, ce qui explique pourquoi chaque interrupteur change l'état de la lampe.

## Schéma multifilaire et schéma unifilaire : passer de l'un à l'autre

Le multifilaire et l'unifilaire décrivent la même installation avec un niveau de détail différent. Dans le multifilaire, un circuit prises de courant se dessine avec trois traits parallèles : phase, neutre et conducteur de protection. Dans l'unifilaire, ces trois traits deviennent un seul, barré de trois petits traits obliques. Au-delà de trois ou quatre conducteurs, on préfère souvent un seul trait oblique accompagné d'un chiffre.

À côté du trait, on lit la **section** des conducteurs en mm². L'indication « 3 × 2,5 » signifie trois conducteurs de 2,5 mm². On la trouve aussi sous la forme de la désignation du câble, par exemple 3G2,5 pour un câble à trois conducteurs dont un vert-jaune. Le lien entre le calibre de la protection et la section est détaillé dans le cours sur les [sections de câble et la chute de tension](https://www.installation-renovation-electrique.com/metier-electricien/formation-electricite/cours-electricite/cours-section-de-cable-chute-de-tension/).

Passer de l'unifilaire au multifilaire est un exercice classique d'examen. La méthode : compter les traits obliques, attribuer chaque conducteur (L, N, PE, retours, navettes), puis dessiner chaque fil jusqu'à sa borne. Passer du multifilaire à l'unifilaire, c'est l'inverse : regrouper tous les conducteurs d'une même canalisation et les compter.

## Lire le schéma unifilaire d'un tableau de logement

C'est le schéma que l'on rencontre le plus souvent, et celui qu'un client vous tendra en disant « je n'y comprends rien ». Il se lit toujours de haut en bas, dans le sens où l'énergie circule : du compteur vers les circuits.

 ![Schéma unifilaire d'un tableau de logement annoté : AGCP, deux interrupteurs différentiels 30 mA type A, disjoncteurs divisionnaires avec calibres, sections et circuits desservis](https://www.installation-renovation-electrique.com/wp-content/uploads/2026/10/schema-unifilaire-tableau-electrique-logement.png)Un schéma unifilaire se lit de haut en bas : appareil général, interrupteurs différentiels, disjoncteurs divisionnaires, puis circuits.**Premier niveau : l'arrivée.** En haut, on trouve l'appareil général de commande et de protection (AGCP), le plus souvent un disjoncteur de branchement différentiel. Il coupe toute l'installation et porte sa propre sensibilité, par exemple 500 mA sur l'exemple.

**Deuxième niveau : les interrupteurs différentiels 30 mA.** Chacun protège les personnes pour un groupe de circuits. On lit sur le schéma son courant assigné (40 A), sa sensibilité (30 mA) et son type (AC, A ou F). Le choix du type et la répartition des circuits sous chaque différentiel sont expliqués dans le cours sur le [disjoncteur et le différentiel](https://www.installation-renovation-electrique.com/metier-electricien/formation-electricite/cours-electricite/cours-disjoncteur-differentiel-appareillage-de-protection/).

**Troisième niveau : les disjoncteurs divisionnaires.** Sous chaque différentiel, un disjoncteur par circuit, avec son repère (Q1, Q2…) et son calibre (16 A, 20 A, 32 A). Le calibre protège le câble : c'est pour cela qu'il se lit toujours avec la section écrite juste en dessous.

**Quatrième niveau : les circuits.** Chaque trait descend vers son usage : éclairage, prises, lave-linge, plaque de cuisson, chauffe-eau. On y lit le nombre de conducteurs, la section et la destination, souvent précisée par la pièce desservie.

Lire le circuit du chauffe-eau sur l'exemple donne donc la phrase suivante : « le chauffe-eau est alimenté par un câble de trois conducteurs de 2,5 mm², protégé par le disjoncteur Q6 de 20 A, placé sous l'interrupteur différentiel ID2 de 40 A, 30 mA, type A, lui-même en aval de l'AGCP ; il est commandé par le contacteur K1 ». Si vous savez écrire cette phrase pour chaque circuit, vous savez lire un schéma unifilaire. Pour ce que la norme demande de faire figurer sur ce document, voyez notre article sur le [schéma de l'installation électrique obligatoire selon la NF C 15-100](https://www.installation-renovation-electrique.com/normes-electriques/schema-plan-electrique/schema-installation-electrique-unifilaire-nfc15100/).

## Lire un schéma architectural (plan électrique)

Le schéma architectural se lit pièce par pièce : on repère le tableau, puis on liste dans chaque pièce les prises, points lumineux, commandes et circuits spécialisés. Ses symboles, plus compacts que ceux du développé, doivent tenir sur un plan à l'échelle.

Trois informations se lisent sur ce type de plan. L'**emplacement**, d'abord : une prise dessinée contre un mur est posée contre ce mur, à la hauteur indiquée par une cote ou une légende. Les **liaisons de commande**, ensuite : un trait, souvent pointillé, relie un interrupteur au point lumineux qu'il commande ; deux interrupteurs reliés au même point signalent un va-et-vient. Les **circuits**, enfin, quand le plan les indique : un numéro ou une couleur rattache chaque appareil au disjoncteur du tableau.

Le plan architectural ne dit pas comment câbler. Il ne montre ni les boîtes de dérivation, ni le nombre de conducteurs, sauf s'il a été complété pour le chantier. Avant de tirer un câble, on croise donc toujours le plan avec l'unifilaire : le plan dit où, l'unifilaire dit avec quoi.

## Le repérage des appareils, des bornes et des conducteurs

Les symboles disent ce que fait un appareil ; les repères disent lequel c'est. Sans repérage, un schéma de plus de trois appareils devient illisible, et un tableau câblé sans repérage devient un piège pour le prochain électricien.

 ![Schéma développé du contacteur jour/nuit avec repérage des appareils Q6, Q7, K1, des bornes A1-A2, 1-2, 3-4, du contact C1-C2 du compteur et des conducteurs L et N](https://www.installation-renovation-electrique.com/wp-content/uploads/2026/10/reperage-bornes-conducteurs-contacteur-jour-nuit.png)Le contacteur jour/nuit : la bobine A1-A2 et les pôles 1-2 et 3-4 portent le même repère K1, même dessinés à deux endroits.**Le repère d'appareil** associe une lettre, qui indique la sorte d'élément, et un numéro d'ordre. Sur les schémas de logement et dans beaucoup de dossiers de formation, on rencontre Q pour les appareils de coupure de puissance (disjoncteur, interrupteur différentiel, sectionneur), F pour les protections comme les fusibles ou le parafoudre, K pour les contacteurs et relais, S pour les organes de commande (bouton-poussoir, interrupteur), H pour la signalisation et E pour l'éclairage ou le chauffage. Le contacteur jour/nuit s'appelle ainsi K1, et on retrouve ce repère sur sa bobine comme sur ses contacts, même s'ils sont dessinés loin l'un de l'autre.

**Le marquage des bornes** suit des conventions que l'on retrouve gravées sur le matériel. La bobine d'un contacteur ou d'un télérupteur est repérée A1-A2. Les pôles de puissance sont numérotés 1-2, 3-4, 5-6, le chiffre impair côté alimentation et le chiffre pair côté départ. Les contacts auxiliaires portent deux chiffres : le premier est le numéro d'ordre du contact, le second sa fonction, 1-2 pour un contact à ouverture et 3-4 pour un contact à fermeture. Un contact 13-14 est donc le premier contact auxiliaire, à fermeture. Un moteur triphasé a ses enroulements repérés U1-U2, V1-V2, W1-W2, et un bornier de raccordement porte la lettre X (X1, X2…).

**Le repérage des conducteurs**, enfin, se fait par lettres et par couleurs. En lettres : L pour une phase (L1, L2, L3 en triphasé), N pour le neutre, PE pour le conducteur de protection. En couleurs, la NF C 15-100 réserve la double coloration vert-jaune au conducteur de protection, et le bleu clair au neutre ; la phase prend une autre couleur, le plus souvent rouge, marron ou noir. Les règles détaillées sont dans notre article sur le [choix des couleurs des fils électriques](https://www.installation-renovation-electrique.com/normes-electriques/bases-electricite/choisir-les-bonnes-couleurs-pour-vos-fils-electriques/). Dans une armoire, on ajoute souvent un numéro de fil : le même numéro est posé aux deux extrémités du conducteur, ce qui permet de le retrouver sur le schéma. Sur un chantier de logement, les [méthodes de repérage des fils](https://www.installation-renovation-electrique.com/installation-electrique/conseils-electricite/conseils-travaux-electriques/reperage-fil-circuit-electrique/) évitent de chercher son circuit au testeur une fois les câbles tirés.

## La méthode en cinq étapes pour lire n'importe quel schéma

Face à un schéma inconnu, en examen comme sur chantier, la même démarche fonctionne à chaque fois.

**Identifier le type de schéma** : développé, multifilaire, unifilaire ou architectural. Cela dit immédiatement ce que l'on peut et ce que l'on ne peut pas y lire. **Lire le cartouche et la légende** : titre, installation concernée, date, indice de révision, liste des symboles particuliers. Un schéma sans date ni indice doit être vérifié sur place avant de servir de base à une intervention. **Repérer les sources** : arrivée, AGCP, circuit de commande éventuel, autres sources comme une production photovoltaïque. **Suivre chaque circuit** de la source au récepteur, en notant protections, sections et repères. **Confronter au terrain** : étiquettes du tableau, repères sur les appareils, couleurs des fils. Un schéma n'est fiable que s'il a été mis à jour après les derniers travaux.

Avant une consignation, cette confrontation est obligatoire : c'est l'étape de pré-identification décrite dans le cours sur l'[habilitation électrique et la consignation](https://www.installation-renovation-electrique.com/metier-electricien/formation-electricite/cours-electricite/cours-securite-habilitation-electrique/).

## Pour aller plus loin (bac pro et BTS)

En bac pro et en BTS, les schémas quittent le logement pour l'armoire industrielle ou le tableau tertiaire, et deviennent des dossiers de plusieurs folios. On y sépare le **schéma de puissance**, qui alimente les moteurs et les gros récepteurs, du **schéma de commande**, souvent en très basse tension, qui actionne les bobines. Un même contacteur apparaît alors sur deux folios : ses pôles sur le schéma de puissance, sa bobine et ses contacts auxiliaires sur le schéma de commande.

Pour s'y retrouver, les folios sont découpés en colonnes numérotées, et les schémas portent des **renvois**. Sous la bobine d'un contacteur, un petit tableau indique le folio et la colonne où se trouve chacun de ses contacts ; à côté de chaque contact, un renvoi indique où se trouve la bobine qui l'actionne. Un fil qui quitte un folio porte de même un renvoi vers le folio où il reprend.

Le repérage des appareils suit, dans les dossiers récents, la norme NF EN IEC 81346-2, qui code la fonction d'un élément par deux lettres au lieu d'une. On rencontre donc encore les deux codifications, l'ancienne à une lettre (Q, K, F, S, H) et la nouvelle, selon l'âge du dossier et le logiciel utilisé. La règle pratique est simple : se reporter à la légende du dossier, qui fait foi.

Enfin, le schéma unifilaire d'un tableau tertiaire porte des informations que l'on ne voit pas en logement : puissance ou courant d'emploi de chaque départ, longueur des canalisations, mode de pose, pouvoir de coupure des appareils, courant de court-circuit présumé. Ces valeurs permettent de vérifier par le calcul que chaque protection est adaptée à son câble et que les protections sont sélectives entre elles.

## Les erreurs qui reviennent

La première erreur est de **lire l'état d'un contact comme son état réel**. Un contact dessiné ouvert n'est pas ouvert en ce moment ; il est ouvert au repos. Les pôles de K1 sont dessinés ouverts, alors que le chauffe-eau chauffe toutes les nuits.

Vient ensuite **la confusion entre les traits obliques et une information de section**. Trois traits obliques ne veulent pas dire « 3 mm² » mais « trois conducteurs ». La section est écrite à côté, en mm².

Troisième erreur : **interpréter un symbole sans savoir de quel schéma il s'agit**. Un petit cercle prolongé d'un trait est un interrupteur sur un plan architectural ; ce n'est pas un symbole que l'on trouve sur un schéma développé. Le premier réflexe reste d'identifier le type de schéma.

Quatrième erreur, fréquente en rénovation : **faire confiance à un schéma jamais mis à jour**. Un circuit ajouté sans modifier l'unifilaire, une étiquette inversée, et le disjoncteur que l'on ouvre n'est pas celui du circuit sur lequel on travaille. D'où la vérification d'absence de tension, qui ne se négocie jamais, et la règle de reporter sur le schéma toute modification que l'on fait soi-même.

## Exercices corrigés : lire un schéma électrique

Les trois premiers exercices correspondent au niveau CAP, les suivants au bac pro et au BTS. Cherchez avant d'ouvrir le corrigé.

**Exercice 1.** Quel schéma utiliser pour : a) savoir où poser les prises d'une chambre ; b) comprendre pourquoi une lampe ne s'allume pas ; c) connaître le calibre du disjoncteur d'un circuit et la section de son câble ; d) raccorder un appareil fil par fil ?

 Voir le corrigéa) Le schéma architectural, qui place les appareils sur le plan. b) Le schéma développé, qui montre le chemin du courant de L à N. c) Le schéma unifilaire, qui porte calibres et sections. d) Le schéma multifilaire, qui représente chaque conducteur et chaque borne.

**Exercice 2.** Sur un schéma unifilaire, un circuit est barré de trois petits traits obliques, avec l'indication 1,5 mm². Que faut-il comprendre ? Et si le trait est barré d'un seul trait oblique accompagné du chiffre 5 ?

 Voir le corrigéTrois traits obliques indiquent trois conducteurs dans la canalisation, ici de 1,5 mm² chacun : en monophasé, une phase, un neutre et un conducteur de protection. Un seul trait accompagné du chiffre 5 indique cinq conducteurs, par exemple les trois phases, le neutre et le PE d'un circuit triphasé. Dans les deux cas, le nombre de traits ne donne jamais la section.

**Exercice 3.** D'après le schéma unifilaire du tableau présenté plus haut, quels appareils protègent le circuit de la plaque de cuisson ? Quel appareil ouvrir pour couper uniquement le circuit du lave-linge ?

 Voir le corrigéLa plaque de cuisson est protégée par le disjoncteur Q4 de 32 A (câble de trois conducteurs de 6 mm²), placé sous l'interrupteur différentiel ID2 de 40 A, 30 mA, type A, lui-même en aval de l'AGCP. Pour couper uniquement le lave-linge, on ouvre Q3. Avant d'intervenir, il faut ensuite condamner Q3 et vérifier l'absence de tension au lave-linge : l'étiquette peut être fausse.

**Exercice 4.** Un contacteur porte deux contacts auxiliaires repérés 13-14 et 21-22. Lequel est à fermeture, lequel est à ouverture, et que signifient les premiers chiffres ?

 Voir le corrigéLe second chiffre donne la fonction : 3-4 pour un contact à fermeture, 1-2 pour un contact à ouverture. Le contact 13-14 est donc à fermeture, le 21-22 à ouverture. Le premier chiffre est le numéro d'ordre : 13-14 est le premier contact auxiliaire, 21-22 le deuxième.

**Exercice 5.** Sur le schéma du contacteur jour/nuit, le chauffe-eau ne chauffe plus. En heures creuses, on mesure la tension entre les bornes A1 et A2 de K1. Que conclure si l'on trouve 230 V ? Et si l'on trouve 0 V ?

 Voir le corrigéAvec 230 V entre A1 et A2, le circuit de commande fonctionne : Q7 est fermé et le compteur a bien fermé C1-C2. Si les pôles de K1 ne se ferment pas, la bobine ou le contacteur est en cause ; s'ils se ferment, on cherche en aval (Q6, câble, thermostat ou résistance du chauffe-eau). Avec 0 V, la bobine n'est pas alimentée : on remonte le circuit de commande, en vérifiant Q7, puis la présence de tension en amont et en aval du contact C1-C2, puis le neutre. La mesure de tension se fait avec l'habilitation et les protections adaptées, puisque le circuit est sous tension.

**Exercice 6.** Le chauffe-eau du schéma a une puissance de 3 000 W sous 230 V. Calculez le courant qu'il absorbe et vérifiez que le disjoncteur Q6 de 20 A lu sur le schéma unifilaire convient.

 Voir le corrigéLe chauffe-eau est une charge résistive, donc cos φ = 1 et I = P / U = 3 000 / 230 = 13,0 A. Le courant d'emploi (13,0 A) est inférieur au calibre du disjoncteur (20 A), lui-même adapté à la section de 2,5 mm² lue sur le schéma. Le disjoncteur Q6 ne déclenchera pas en fonctionnement normal et protège bien le câble.

**Exercice 7.** Un moteur asynchrone triphasé doit être couplé en étoile. Sur sa plaque à bornes, repérée U1, V1, W1 sur une rangée et W2, U2, V2 sur l'autre, où raccorde-t-on les phases L1, L2, L3 et quelles bornes relie-t-on par les barrettes ? Même question pour le couplage triangle.

 Voir le corrigéDans les deux cas, L1, L2 et L3 arrivent sur U1, V1 et W1. En étoile, les barrettes relient entre elles les trois bornes W2, U2 et V2, qui forment le point commun des enroulements. En triangle, trois barrettes verticales relient U1 à W2, V1 à U2 et W1 à V2 : chaque enroulement se retrouve entre deux phases. Le choix du couplage dépend de la tension du réseau et des tensions indiquées sur la plaque signalétique, comme le détaille le cours sur le [monophasé et le triphasé](https://www.installation-renovation-electrique.com/metier-electricien/formation-electricite/cours-electricite/cours-monophase-triphase/).

## Sources

- Éduscol, [référentiel du CAP électricien](https://sti.eduscol.education.fr/sites/eduscol.education.fr.sti/files/referentiel_cap_electricien.pdf) : les plans et schémas électriques dans le dossier technique exploité par le candidat.
- Promotelec, [Comment réaliser un schéma du tableau électrique ?](https://www.promotelec.com/professionnels/fiche/comment-realiser-un-schema-du-tableau-electrique/), informations à faire figurer sur le schéma unifilaire.
- Schneider Electric, [guide du schéma électrique](https://se.com/fr/fr/work/products/product-launch/guides/schema-electrique.jsp) : types de schémas, symboles, plan architectural.
- Normes NF EN 60617 (symboles graphiques pour schémas) et NF C 15-100.
 
## Pour aller plus loin sur le site

- [Plan électrique d’une maison : l’exemple complet pièce par pièce](https://www.installation-renovation-electrique.com/normes-electriques/schema-plan-electrique/plan-electrique-maison-exemple/)
- [Schéma câblage tableau électrique — Organisation et lecture des circuits](https://www.installation-renovation-electrique.com/installation-electrique/schema-cablage-tableau-electrique/)
- [Schéma unifilaire et consuel, obligatoire?](https://www.installation-renovation-electrique.com/normes-electriques/schema-plan-electrique/schema-unifilaire-consuel/)
- [Le Télérupteur : schéma, symbole et branchement électrique](https://www.installation-renovation-electrique.com/normes-electriques/schema-plan-electrique/telerupteur-branchement-schema-electrique-symbole/)
- [Schéma multifilaire électrique](https://www.installation-renovation-electrique.com/glossaire-electricite/schema-multifilaire-electrique/)

[Tous les cours d'électricité, du CAP au BTS](https://www.installation-renovation-electrique.com/metier-electricien/formation-electricite/cours-electricite/)

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*Source : [www.installation-renovation-electrique.com](https://www.installation-renovation-electrique.com/metier-electricien/formation-electricite/cours-electricite/cours-lire-schema-electrique/)*
