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title: "VMC et ventilation du logement : cours, raccordement et exercices"
description: "Cours VMC : simple flux autoréglable, hygroréglable, double flux, circuit dédié 1,5 mm² sous disjoncteur 2 A, raccordement 2 vitesses et exercices corrigés."
url: "https://www.installation-renovation-electrique.com/metier-electricien/formation-electricite/cours-electricite/cours-vmc-ventilation-logement-raccordement/"
author: "Raphaël Bossoreil"
date: "2026-10-03T14:01:30+02:00"
modified: "2026-10-03T14:01:37+02:00"
lang: "fr_FR"
categories: ["Cours d'électricité"]
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# VMC et ventilation du logement : cours, raccordement et exercices

En bref

Un logement se ventile en permanence : l'air neuf entre par les pièces principales (séjour, chambres), traverse le logement en passant sous les portes et ressort par les pièces de service (cuisine, salle de bains, WC). La **VMC simple flux** assure cette extraction avec un caisson motorisé, des gaines et des bouches **autoréglables** (débit constant) ou **hygroréglables** (débit qui suit l'humidité). La **double flux** souffle en plus l'air neuf après l'avoir réchauffé dans un échangeur. Côté électricité, la VMC a son **circuit spécialisé** en **1,5 mm²**, protégé par un **[disjoncteur](https://www.installation-renovation-electrique.com/glossaire-electricite/composants-electriques/disjoncteur/ "Disjoncteur") de 2 A** sous un différentiel 30 mA, et elle ne s'arrête jamais.

Sur un chantier de logement, la VMC est souvent le dernier appareil qu'on raccorde et le premier qu'on oublie. C'est pourtant elle qui évite les moisissures derrière l'armoire, la buée qui ruisselle sur les vitres et les odeurs de cuisine qui s'installent. Le référentiel du CAP Électricien range la ventilation parmi les « fonctions d'usage » que vous devez savoir installer et mettre en service, au même titre que l'éclairage ou le chauffage.

Ce cours explique pourquoi on ventile, comment fonctionnent les différents systèmes et, surtout, ce que l'électricien doit faire : tirer le bon circuit, raccorder le caisson et sa commande, vérifier que l'ensemble tourne, puis expliquer l'entretien au client. Le choix d'un modèle pour une maison donnée est traité dans notre article [VMC : trois choix pour différentes utilisations](https://www.installation-renovation-electrique.com/installation-electrique/conseils-electricite/elements-electriques/ventilation-mcanique-contrle-vmc-3-choix-pour-diffrentes-utilisations/) ; ici, on s'attache au principe, au raccordement et aux exercices.

## Pourquoi ventiler un logement

Un logement occupé produit de la vapeur d'eau toute la journée : la respiration, les douches, la cuisson, le linge qui sèche. Une famille en dégage plusieurs litres par jour. Dans une maison ancienne, cette humidité s'échappait par les défauts d'étanchéité des fenêtres et des portes. Dans un logement récent, isolé et équipé de menuiseries étanches, elle reste à l'intérieur si rien n'est prévu pour l'évacuer. Elle se condense alors sur les parois froides, et les moisissures apparaissent dans les angles, derrière les meubles, autour des fenêtres.

L'humidité n'est pas seule en cause. L'air intérieur se charge aussi de dioxyde de carbone, d'odeurs et de polluants émis par les meubles, les peintures et les produits d'entretien. Enfin, les appareils à combustion (chaudière, poêle, cuisinière à gaz) ont besoin d'air neuf pour brûler correctement. Ventiler sert donc à trois choses : protéger le bâtiment, protéger la santé des occupants et assurer la sécurité des appareils à combustion.

La contrepartie se devine : en hiver, l'air qu'on rejette est de l'air qu'on a chauffé. Tout l'enjeu des systèmes modernes est de renouveler assez d'air pour rester dans un logement sain, sans en renouveler plus que nécessaire.

## Le principe réglementaire : une aération générale et permanente

Le texte de référence est l'**arrêté du 24 mars 1982** relatif à l'aération des logements. Il tient en deux idées. La première : l'aération doit pouvoir être **générale et permanente**, au moins pendant la période où la température extérieure oblige à garder les fenêtres fermées. La seconde : la circulation de l'air se fait par **entrée d'air dans les pièces principales et sortie dans les pièces de service**. C'est ce qu'on appelle le balayage.

 ![Plan d'un logement montrant le balayage de l'air : entrées d'air dans les chambres et le séjour, passage sous les portes, bouches d'extraction en salle de bains, WC et cuisine avec les débits de l'arrêté du 24 mars 1982](https://www.installation-renovation-electrique.com/wp-content/uploads/2026/10/schema-principe-ventilation-logement-balayage.png)L'air entre par les chambres et le séjour, passe sous les portes et ressort par la salle de bains, les WC et la cuisine.Concrètement, chaque pièce principale reçoit une **entrée d'air**, le plus souvent une petite grille posée en haut de la fenêtre ou sur le coffre de volet roulant. Chaque pièce de service reçoit une **bouche d'extraction**. Entre les deux, l'air doit pouvoir circuler librement : on laisse un jour sous les portes intérieures (le détalonnage) ou on pose une grille de transfert. Une porte qui frotte sur une moquette épaisse suffit à couper le balayage d'une chambre.

L'arrêté fixe les débits que le système doit pouvoir extraire, selon le nombre de pièces principales du logement.

| Pièces principales | Cuisine | Salle de bains | WC unique | Débit total minimal | Dont cuisine, au minimum |
|---|---|---|---|---|---|
| **1** | 75 m³/h | 15 m³/h | 15 m³/h | 35 m³/h | 20 m³/h |
| **2** | 90 m³/h | 15 m³/h | 15 m³/h | 60 m³/h | 30 m³/h |
| **3** | 105 m³/h | 30 m³/h | 15 m³/h | 75 m³/h | 45 m³/h |
| **4** | 120 m³/h | 30 m³/h | 30 m³/h | 90 m³/h | 45 m³/h |
| **5 et plus** | 135 m³/h | 30 m³/h | 30 m³/h | 105 m³/h (5 pièces) | 45 m³/h |

Les trois premières colonnes donnent les débits que l'installation doit pouvoir atteindre, simultanément ou non. Les deux dernières donnent le plancher : des dispositifs de réglage peuvent réduire les débits quand on ne cuisine pas, sans jamais descendre sous le débit total minimal ni sous le minimum en cuisine. C'est l'origine des deux vitesses d'une VMC : un petit débit permanent, un grand débit pendant la cuisson. Quand l'extraction est mécanique et modulée automatiquement, ce qui est le cas des systèmes hygroréglables, l'arrêté admet des minimums encore plus bas, de 10 m³/h pour un logement d'une ou deux pièces à 25 m³/h pour un cinq-pièces.

## La VMC simple flux autoréglable

VMC signifie ventilation mécanique contrôlée : « mécanique » parce qu'un ventilateur met l'air en mouvement, « contrôlée » parce que les débits sont maîtrisés. « Simple flux » veut dire qu'un seul flux est motorisé, l'extraction ; l'air neuf entre de lui-même par les entrées d'air, aspiré par la légère dépression que crée le ventilateur.

L'installation comprend quatre éléments. Le **caisson**, ou groupe d'extraction, renferme le moteur et la roue du ventilateur ; en maison individuelle il se trouve dans les combles, suspendu à la charpente pour ne pas transmettre ses vibrations. Les **gaines** relient ses piquages aux bouches. Les **bouches d'extraction** sont posées au plafond ou en haut des murs des pièces de service. Une dernière gaine conduit l'air vicié jusqu'à une **sortie en toiture**.

Dans le système autoréglable, bouches et entrées d'air sont conçues pour laisser passer un **débit constant**, quels que soient le vent ou la pression dans le réseau : une membrane ou un volet se déforme et réduit le passage quand la dépression augmente. La bouche de cuisine a deux débits, ou bien c'est le moteur qui a deux vitesses, commandées par un commutateur posé dans la cuisine. Le système est simple, robuste et peu coûteux. Son défaut est d'extraire le même débit que le logement soit vide ou plein, donc de rejeter de la chaleur sans nécessité.

## La VMC hygroréglable, type A et type B

Une bouche **hygroréglable** s'ouvre plus ou moins selon l'humidité de la pièce. Son capteur n'a rien d'électrique : c'est une tresse ou une bande de matière sensible à l'humidité, qui s'allonge quand l'air est humide et actionne un volet. Après une douche, la bouche de la salle de bains s'ouvre en grand ; une heure plus tard, elle revient à son petit débit. Le logement est ventilé selon son occupation réelle, et les pertes de chaleur diminuent.

On distingue deux variantes. En **hygro A**, seules les bouches d'extraction sont hygroréglables ; les entrées d'air restent autoréglables. En **hygro B**, les entrées d'air sont hygroréglables elles aussi : une chambre inoccupée reçoit peu d'air, une chambre où deux personnes dorment en reçoit davantage. Ces systèmes relèvent d'un avis technique propre à chaque fabricant, qui fixe l'association des bouches, des entrées d'air et du caisson : on ne panache pas des composants de gammes différentes.

Pour l'électricien, deux points changent. Le caisson hygroréglable n'a en général qu'un régime : il maintient une dépression et ce sont les bouches qui règlent le débit, il n'y a donc pas toujours de commutateur à deux vitesses. En revanche, la bouche de cuisine possède un **débit de pointe temporisé**, et celle des WC peut s'ouvrir sur détection de présence. Selon les modèles, cette commande se fait par cordelette, par pile ou par une alimentation électrique en 230 V ou en très basse tension avec un bouton-poussoir. Il faut le savoir avant de fermer les cloisons, pour tirer les conducteurs nécessaires.

## La VMC double flux

Dans une double flux, les deux flux sont motorisés. Un premier ventilateur extrait l'air des pièces de service, comme en simple flux. Un second aspire l'air neuf à l'extérieur et le souffle dans les pièces principales par un second réseau de gaines et des bouches d'insufflation. Il n'y a plus d'entrées d'air dans les fenêtres. Les deux flux se croisent sans se mélanger dans un **échangeur** : l'air extrait cède sa chaleur à l'air neuf, qui arrive dans les chambres déjà tiède. Des **filtres** retiennent les poussières et les pollens.

Le système récupère la plus grande partie de la chaleur de l'air extrait et supprime la sensation d'air froid près des fenêtres. Il demande en échange deux réseaux de gaines, un caisson plus encombrant, une évacuation des condensats (l'air extrait se refroidit dans l'échangeur et son eau se condense) et un entretien plus suivi. Il n'a d'intérêt que dans un logement très étanche à l'air : si l'air entre par les défauts de l'enveloppe, il ne passe pas par l'échangeur.

 ![Tableau comparatif des VMC simple flux autoréglable, hygroréglable type A, hygroréglable type B et double flux : entrées d'air, bouches, débit, chaleur, entretien et travail de l'électricien](https://www.installation-renovation-electrique.com/wp-content/uploads/2026/10/tableau-comparatif-vmc-autoreglable-hygroreglable-double-flux.png)Les quatre systèmes courants en logement, et ce que chacun change pour l'électricien.Côté électrique, un caisson double flux comporte deux moteurs, une carte de régulation, souvent une commande déportée à plusieurs vitesses et parfois une résistance de préchauffage contre le givre. Sa puissance est donc plus élevée que celle d'un caisson simple flux, et la notice précise la protection à prévoir.

## Le circuit de la VMC : section, disjoncteur, différentiel

La [NF C 15-100](https://www.installation-renovation-electrique.com/normes-electriques/norme-electricite-nf-c-15-100/nouvelle-version-norme-nf-c15-100-2025/ "La nouvelle version de la norme NF C15-100") classe la VMC parmi les **circuits spécialisés** : elle a son propre circuit, qui part du tableau et n'alimente rien d'autre. Les conducteurs sont en cuivre de **1,5 mm²** et la protection est assurée par un **disjoncteur de 2 A**. Dans certains cas, par exemple un caisson double flux avec préchauffage, le calibre peut être porté plus haut, jusqu'à 16 A, sur indication du fabricant. Le circuit doit aussi comporter un **dispositif d'arrêt** ; le disjoncteur dédié peut tenir ce rôle. Comme tous les circuits du logement, il est placé sous un [interrupteur différentiel](https://www.installation-renovation-electrique.com/glossaire-electricite/interrupteur-differentiel/ "Interrupteur différentiel") **30 mA**. Le cours sur [le tableau électrique d'un logement](https://www.installation-renovation-electrique.com/metier-electricien/formation-electricite/cours-electricite/cours-tableau-electrique-logement-circuits/) montre où ce circuit prend place parmi les autres, et l'article [Quel disjoncteur pour une VMC ?](https://www.installation-renovation-electrique.com/installation-electrique/tableau-electrique/appareillage-du-tableau-electrique/quel-disjoncteur-vmc/) détaille le choix du matériel.

Pourquoi un circuit à part pour un moteur de quelques dizaines de watts ? Parce que la VMC doit tourner en permanence. Si elle était branchée sur un circuit d'éclairage ou de prises, elle s'arrêterait chaque fois que ce circuit disjoncte ou qu'on le coupe pour changer un luminaire, et personne ne s'en apercevrait avant plusieurs jours. Avec son disjoncteur repéré « VMC » au tableau, on sait tout de suite où couper pour intervenir, et on sait aussi qu'il ne faut pas le laisser coupé.

Pourquoi 2 A ? Un caisson simple flux absorbe un courant de quelques dixièmes d'ampère. Un calibre de 2 A laisse passer ce courant sans difficulté, y compris à la mise sous tension, et il réagit bien plus tôt qu'un 10 A ou un 16 A si le moteur se bloque ou si un défaut apparaît dans le caisson. La section de 1,5 mm² supporterait un calibre plus fort : c'est l'appareil, ici, qui fixe le calibre, pas le câble. Certains fabricants recommandent une courbe particulière pour supporter l'appel de courant au démarrage : la notice fait foi.

En immeuble collectif, la situation est différente : un seul caisson, en toiture ou en terrasse, dessert tous les logements par des colonnes. Il est alimenté depuis le tableau des services généraux de l'immeuble, et non par les logements. Dans l'appartement, il n'y a alors que des bouches, et le tableau du logement n'a pas de circuit VMC, sauf bouches à commande électrique.

## Raccordement électrique et commande

Prenons le cas le plus courant en maison : un caisson simple flux autoréglable à deux vitesses, commandé depuis la cuisine.

 ![Schéma de raccordement électrique d'une VMC simple flux à deux vitesses : circuit spécialisé en 1,5 mm² sous disjoncteur 2 A et différentiel 30 mA, commutateur petite et grande vitesse, bornier N, PV, GV et terre du caisson](https://www.installation-renovation-electrique.com/wp-content/uploads/2026/10/schema-raccordement-electrique-vmc-deux-vitesses.png)Circuit dédié, commutateur à deux positions et bornier du caisson : le principe, à confirmer avec la notice.Le bornier du caisson présente en général quatre bornes : le neutre, la petite vitesse (PV), la grande vitesse (GV) et la terre. Depuis le disjoncteur 2 A, la phase va au **commutateur** de la cuisine. Celui-ci l'envoie soit vers la borne PV, soit vers la borne GV : c'est le montage d'un inverseur, le même mécanisme que celui du [va-et-vient](https://www.installation-renovation-electrique.com/metier-electricien/formation-electricite/cours-electricite/cours-schema-va-et-vient/). Le neutre, lui, va directement du tableau au caisson, sans passer par aucun contact. Sur d'autres modèles, la petite vitesse reste alimentée en permanence et un simple contact ajoute la grande vitesse. Les deux câblages ne sont pas interchangeables : on suit le schéma de la notice. Les variantes sont illustrées dans notre article sur [le schéma électrique d'une VMC](https://www.installation-renovation-electrique.com/normes-electriques/schema-plan-electrique/schema-electrique-vmc-deux-vitesses/).

Trois détails de mise en œuvre reviennent à l'examen comme sur le chantier.

**Le commutateur n'a pas de position arrêt.** La ventilation est permanente : l'occupant choisit entre petite et grande vitesse, il ne coupe pas. L'arrêt se fait au tableau, pour l'entretien.

**Le choix des conducteurs.** Entre le commutateur et le caisson, il faut deux conducteurs de phase (PV et GV), un neutre et un conducteur de protection. Un câble 4G1,5 a bien quatre conducteurs, mais ses couleurs sont vert-jaune, brun, noir et gris : il n'a pas de bleu, et on ne repère pas un neutre avec un fil gris. On utilise donc un câble 5G1,5, en laissant un conducteur en attente, ou des fils H07V-U sous conduit avec les bonnes couleurs. La désignation des câbles est expliquée dans le cours sur [les câbles et les conduits](https://www.installation-renovation-electrique.com/metier-electricien/formation-electricite/cours-electricite/cours-cables-conducteurs-conduits/).

**La terre.** Le conducteur de protection est distribué jusqu'au caisson, comme dans tout circuit. Si le caisson est de classe I, on le raccorde à sa borne de terre. S'il est de classe II (double carré sur la plaque signalétique), il n'a pas de borne de terre : le vert-jaune reste isolé, en attente, dans la boîte de connexion.

Dans les combles, le raccordement se fait dans le bornier du caisson ou dans une boîte de connexion fixée à proximité, accessible et hors de l'isolant. Le caisson reste accessible lui aussi : celui qui viendra le nettoyer dans cinq ans doit pouvoir l'atteindre. Dans la salle de bains, une bouche d'extraction ordinaire n'est pas un appareil électrique et se pose librement ; un aérateur électrique ou une bouche à commande électrique, eux, doivent respecter les règles des volumes, vues dans le cours sur [les volumes de la salle de bains](https://www.installation-renovation-electrique.com/metier-electricien/formation-electricite/cours-electricite/cours-salle-de-bain-volumes-electriques/).

## Mise en service : ce que vérifie l'électricien

Avant la mise sous tension, on fait les contrôles habituels de tout circuit : continuité du conducteur de protection jusqu'au caisson, isolement, repérage du disjoncteur. La méthode et l'ordre des opérations sont ceux du cours sur [la mise en service d'une installation](https://www.installation-renovation-electrique.com/metier-electricien/formation-electricite/cours-electricite/cours-mise-en-service-installation-electrique-controles/).

Sous tension, on vérifie que le caisson tourne en petite vitesse dès la fermeture du disjoncteur, puis qu'il passe en grande vitesse quand on bascule le commutateur : le bruit change nettement. Si la position « grande vitesse » du commutateur donne le régime le plus calme, les deux conducteurs sont inversés au bornier. On fait ensuite le tour des bouches : une feuille de papier présentée devant chacune doit être aspirée et rester plaquée. Une bouche qui n'aspire pas signale une gaine déboîtée, écrasée ou oubliée. On regarde enfin que l'air est bien rejeté dehors, par la sortie de toiture, et non dans les combles.

La mesure des débits et des pressions aux bouches, avec un appareil adapté, relève de l'installateur de la ventilation ; dans la construction neuve, elle fait l'objet d'un protocole de vérification. L'électricien qui pose un kit complet en rénovation a intérêt à suivre la notice de pose du fabricant point par point : longueur et tracé des gaines, emplacement des bouches, type de sortie de toit.

## Entretien : ce qu'on explique au client

Une VMC encrassée ventile mal, fait du bruit et consomme davantage. L'entretien courant revient à l'occupant, et c'est à l'installateur de le lui expliquer en fin de chantier. Les **bouches d'extraction** se déclipsent et se nettoient régulièrement, plusieurs fois par an, celle de la cuisine étant la plus vite grasse. Sur une bouche hygroréglable, on ne mouille pas la partie qui contient le capteur d'humidité : on suit la notice. Les **entrées d'air** se dépoussièrent, et on ne les bouche jamais, même si l'on sent un filet d'air frais en hiver. Sur une double flux, les **filtres** se nettoient ou se remplacent une à deux fois par an, plus souvent en ville ou après la saison des pollens.

Le caisson lui-même, la roue du ventilateur et les gaines demandent une visite plus espacée, de l'ordre de quelques années, par un professionnel. Avant d'ouvrir le caisson, on coupe le disjoncteur de la VMC, on empêche sa remise sous tension et on vérifie l'absence de tension au bornier : une roue qui redémarre pendant qu'on la nettoie, c'est un accident. Les règles sont celles du cours sur [l'habilitation électrique et la consignation](https://www.installation-renovation-electrique.com/metier-electricien/formation-electricite/cours-electricite/cours-securite-habilitation-electrique/). En immeuble, l'entretien du caisson collectif et des colonnes fait l'objet d'un contrat de la copropriété ou du bailleur.

## Pour aller plus loin (bac pro et BTS)

**Ce que coûte le renouvellement d'air en chauffage.** Réchauffer un mètre cube d'air de un degré demande environ 0,34 Wh. La puissance perdue par la ventilation vaut donc P = 0,34 × Q × (θint − θext), avec Q en m³/h et P en watts. Pour 120 m³/h, 20 °C à l'intérieur et 5 °C dehors : P = 0,34 × 120 × 15 = 612 W. C'est l'équivalent d'un petit radiateur qui chaufferait en permanence l'extérieur. On comprend l'intérêt de moduler les débits (hygroréglable) ou de récupérer la chaleur (double flux).

**L'efficacité d'un échangeur.** Si l'échangeur a une efficacité η, la température de l'air soufflé vaut θsoufflé = θext + η × (θint − θext). L'efficacité réelle dépend de l'appareil, des débits et de l'étanchéité des réseaux ; elle se lit dans la documentation du fabricant.

**La consommation du moteur.** Un moteur qui tourne toute l'année fonctionne 24 × 365 = 8 760 heures. L'énergie consommée vaut E = P × t : chaque watt absorbé en permanence coûte 8,76 kWh par an. D'où les caissons dits basse consommation, équipés de moteurs à commutation électronique, qui absorbent nettement moins que les anciens moteurs asynchrones monophasés à condensateur.

**En tertiaire et en industrie.** La ventilation passe par des centrales de traitement d'air, avec des ventilateurs de plusieurs kilowatts. On y règle le débit en faisant varier la vitesse du moteur, car les lois de similitude des ventilateurs sont très favorables : le débit est proportionnel à la vitesse, la pression à son carré et la puissance à son cube. Réduire la vitesse de 20 % divise la puissance par deux environ. Le moteur et sa commande sont étudiés dans les cours sur [le moteur asynchrone triphasé](https://www.installation-renovation-electrique.com/metier-electricien/formation-electricite/cours-electricite/cours-moteur-asynchrone-triphase/) et sur [le variateur de vitesse](https://www.installation-renovation-electrique.com/metier-electricien/formation-electricite/cours-electricite/cours-variateur-vitesse-electronique-puissance/).

**Ventilation et combustion.** Une VMC met le logement en légère dépression. En présence d'un appareil à combustion raccordé à un conduit de fumée, cette dépression peut contrarier le tirage. Les systèmes dits VMC gaz, en collectif, comportent pour cette raison un dispositif de sécurité qui arrête les chaudières si l'extraction s'arrête. C'est un domaine réglementé, qui relève de professionnels qualifiés ; l'électricien retient qu'on ne modifie pas une ventilation dans un logement équipé au gaz ou au bois sans l'avis du chauffagiste.

## Les erreurs qui reviennent

La première est de **brancher la VMC sur un circuit d'éclairage**, parce qu'une boîte se trouvait justement dans les combles. Le jour où ce circuit est coupé, la ventilation s'arrête sans que personne le voie. La VMC a son circuit et son disjoncteur.

La deuxième est de **donner à l'occupant le moyen de l'arrêter** : un interrupteur marche/arrêt dans le couloir, ou une VMC pilotée par l'interrupteur de la salle de bains. Une ventilation qui ne tourne que pendant la douche n'évacue pas l'humidité qui reste dans les murs et le linge.

La troisième concerne le câblage : **inverser petite et grande vitesse**, ou alimenter les deux bornes à la fois sur un moteur qui ne le supporte pas. Dans les deux cas, la notice aurait évité l'erreur. S'y ajoute le neutre repéré par un fil gris dans un câble 4G1,5.

La quatrième est aéraulique, mais c'est souvent l'électricien qui pose le kit : **gaines trop longues, écrasées ou coudées serré**, gaines non isolées dans des combles froids où la vapeur se condense et ruisselle vers les bouches, **rejet dans les combles** au lieu de la toiture, caisson posé à même le plafond qui transmet son ronflement à la chambre du dessous.

La dernière vient après le chantier : **entrées d'air bouchées** avec de l'adhésif, portes changées sans détalonnage, hotte de cuisine raccordée sur la gaine de la VMC. Dans les trois cas, le balayage ne se fait plus. Un mot d'explication à la remise des clés évite bien des rappels.

## Exercices corrigés

Les quatre premiers exercices correspondent au niveau CAP, les deux suivants au bac pro, le dernier au BTS. Cherchez avant d'ouvrir le corrigé.

**Exercice 1.** Un logement comprend un séjour et trois chambres, une cuisine, une salle de bains et un WC. À l'aide du tableau de l'arrêté du 24 mars 1982, donnez les débits que la VMC doit pouvoir extraire dans chaque pièce de service, puis le débit total minimal en fonctionnement réduit.

 Voir le corrigéLe séjour et les trois chambres font 4 pièces principales. Ligne « 4 » du tableau : cuisine 120 m³/h, salle de bains 30 m³/h, WC unique 30 m³/h. En fonctionnement réduit, le débit total ne descend pas sous 90 m³/h, dont au moins 45 m³/h en cuisine. Conclusion : en petite vitesse, on peut par exemple extraire 45 m³/h en cuisine, 30 en salle de bains et 30 aux WC, soit 105 m³/h, ce qui respecte le minimum de 90 m³/h.

**Exercice 2.** La plaque d'un caisson simple flux indique 230 V, 35 W, cos φ = 0,6. Calculez le courant absorbé. Le disjoncteur de 2 A prévu par la norme convient-il ?

 Voir le corrigéEn monophasé, P = U × I × cos φ, donc I = P / (U × cos φ) = 35 / (230 × 0,6) = 35 / 138 ≈ 0,25 A. Ce courant est huit fois plus faible que le calibre de 2 A : le disjoncteur ne déclenchera pas en fonctionnement normal. Conclusion : le disjoncteur de 2 A convient, sur un circuit dédié en 1,5 mm².

**Exercice 3.** Ce même caisson de 35 W tourne toute l'année. Calculez l'énergie qu'il consomme en un an. On le remplace par un caisson basse consommation de 12 W : quelle énergie économise-t-on chaque année ?

 Voir le corrigéDurée de fonctionnement : t = 24 × 365 = 8 760 h. Ancien caisson : E = P × t = 35 × 8 760 = 306 600 Wh, soit 306,6 kWh. Nouveau caisson : E = 12 × 8 760 = 105 120 Wh, soit 105,1 kWh. Économie : 306,6 − 105,1 = 201,5 kWh par an. Conclusion : sur un appareil qui ne s'arrête jamais, 23 W de moins représentent environ 200 kWh par an.

**Exercice 4.** Vous raccordez un caisson à deux vitesses dont le bornier porte les repères N, PV, GV et la borne de terre. Le commutateur est dans la cuisine. Listez les conducteurs nécessaires entre le commutateur et le caisson, avec leur couleur, et dites pourquoi un câble 4G1,5 ne convient pas.

 Voir le corrigéIl faut quatre conducteurs : la phase petite vitesse et la phase grande vitesse (deux couleurs autres que bleu et vert-jaune, par exemple brun et noir), le neutre (bleu) et le conducteur de protection (vert-jaune). Un câble 4G1,5 contient vert-jaune, brun, noir et gris : il n'a pas de conducteur bleu pour le neutre. Conclusion : on pose un câble 5G1,5 en laissant le gris en attente, ou des fils H07V-U de 1,5 mm² sous conduit aux bonnes couleurs.

**Exercice 5 (bac pro).** Un client se plaint de buée et de moisissures dans la salle de bains. La VMC tourne, mais une feuille de papier ne tient pas sur la bouche de la salle de bains alors qu'elle tient sur celle de la cuisine. Proposez trois hypothèses et les vérifications correspondantes, dans un ordre logique.

 Voir le corrigéLe caisson fonctionne et la cuisine aspire : le moteur et l'alimentation ne sont pas en cause, le défaut est sur la branche de la salle de bains ou sur le balayage. Hypothèse 1 : bouche encrassée ou bloquée. On la dépose et on la nettoie, c'est le contrôle le plus rapide. Hypothèse 2 : gaine déboîtée, écrasée ou percée dans les combles. On suit la gaine du piquage du caisson jusqu'à la bouche. Hypothèse 3 : l'air ne peut pas arriver jusqu'à la salle de bains, porte sans jour en dessous ou entrées d'air des chambres bouchées. On contrôle le détalonnage et les entrées d'air. Conclusion : on va du plus accessible au moins accessible, et on consigne le circuit avant toute intervention sur le caisson.

**Exercice 6 (bac pro).** Une VMC extrait 120 m³/h. Il fait 20 °C dans le logement et 5 °C dehors. Calculez la puissance de chauffage perdue par le renouvellement d'air. On installe une double flux dont l'échangeur a, par hypothèse, une efficacité de 0,85 : calculez la température de l'air soufflé et la puissance encore perdue.

 Voir le corrigéSimple flux : P = 0,34 × Q × Δθ = 0,34 × 120 × (20 − 5) = 0,34 × 120 × 15 = 612 W. Double flux : θsoufflé = 5 + 0,85 × (20 − 5) = 5 + 12,75 = 17,75 °C. Il reste à réchauffer l'air de 17,75 °C à 20 °C : P = 0,34 × 120 × 2,25 ≈ 92 W. Conclusion : l'échangeur ramène la perte de 612 W à 92 W environ, soit 520 W récupérés, à comparer à la consommation des deux ventilateurs.

**Exercice 7 (BTS).** Le ventilateur d'une centrale de traitement d'air fournit 2 000 m³/h à 1 450 tr/min et absorbe alors 1,1 kW. On veut réduire le débit à 1 400 m³/h avec un variateur. En appliquant les lois de similitude, calculez la nouvelle vitesse et la nouvelle puissance absorbée.

 Voir le corrigéLe débit est proportionnel à la vitesse : n2 = n1 × Q2 / Q1 = 1 450 × 1 400 / 2 000 = 1 450 × 0,7 = 1 015 tr/min. La puissance varie comme le cube de la vitesse : P2 = P1 × 0,7³ = 1,1 × 0,343 ≈ 0,38 kW. Conclusion : pour 30 % de débit en moins, la puissance absorbée baisse d'environ 66 %. C'est un calcul théorique, qui néglige l'évolution des rendements du moteur et du variateur, mais il explique pourquoi on préfère la variation de vitesse à un registre qui étrangle le débit.

## Sources

- Légifrance, [Arrêté du 24 mars 1982 relatif à l'aération des logements](https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000000862344) (principe de l'aération générale et permanente, débits extraits).
- Agence Qualité Construction, [fiche « Autocontrôle du système de ventilation »](https://qualiteconstruction.com/wp-content/uploads/2024/05/Fiche-Qualite-Reglementaire-D03-Autocontrole-Systeme-Ventilation-AQC.pdf) (défauts de pose, points à vérifier, textes de référence).
- France Rénov', [page consacrée à la VMC en maison](https://france-renov.gouv.fr/renovation/vmc/maison) (systèmes simple flux autoréglable, hygroréglable et double flux).
- Legrand, [Quel disjoncteur pour une VMC ?](https://www.legrand.fr/questions-frequentes/quel-disjoncteur-pour-une-vmc) (circuit dédié, calibre, dispositif d'arrêt).
 
## Pour aller plus loin sur le site

- [VMC électrique](https://www.installation-renovation-electrique.com/glossaire-electricite/equipements-electriques/vmc-electrique/)
- [Ventilation Électrique](https://www.installation-renovation-electrique.com/glossaire-electricite/equipements-electriques/ventilation-electrique/)
- [Prise électrique pour la hotte : faut-il une prise spécialisée ?](https://www.installation-renovation-electrique.com/installation-electrique/appareillage-electrique/prises/prise-electrique-pour-la-hotte-cuisine-circuit-specialise/)
- [Interrupteur différentiel 30 mA : fonctionnement, types, branchement et choix (guide complet)](https://www.installation-renovation-electrique.com/installation-electrique/tableau-electrique/appareillage-du-tableau-electrique/interrupteur-differentiel-branchement-role-schema/)
- [Choisir un interrupteur différentiel, type A, type AC ou type Hi?](https://www.installation-renovation-electrique.com/installation-electrique/tableau-electrique/appareillage-du-tableau-electrique/interrupteur-differentiel-type-ou-type-ac/)

[Tous les cours d'électricité, du CAP au BTS](https://www.installation-renovation-electrique.com/metier-electricien/formation-electricite/cours-electricite/)

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*Source : [www.installation-renovation-electrique.com](https://www.installation-renovation-electrique.com/metier-electricien/formation-electricite/cours-electricite/cours-vmc-ventilation-logement-raccordement/)*
