Éclairage de secours

Éclairage de secours

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L’éclairage de secours, appelé éclairage de sécurité dans la réglementation française, désigne l’ensemble des luminaires qui s’allument automatiquement en cas de défaillance de l’éclairage normal, pour permettre l’évacuation des occupants et éviter les mouvements de panique. Il est assuré le plus souvent par des blocs autonomes d’éclairage de sécurité, les BAES, qui embarquent leur propre batterie et se rechargent en permanence sur le réseau. Il est obligatoire dans les établissements recevant du public, dans les locaux de travail et dans les circulations communes des immeubles d’habitation, mais n’est pas exigé à l’intérieur d’un logement.

On distingue deux fonctions : l’éclairage d’évacuation, qui balise les sorties et les cheminements avec des blocs portant le pictogramme réglementaire, et l’éclairage d’ambiance, dit anti-panique, qui maintient un éclairement minimal uniforme dans les locaux accueillant un effectif important.

Types de blocs d’éclairage de sécurité

Type de blocFonctionLieu d’implantationParticularité
BAES d’évacuationbalisage des sorties et des changements de directionau-dessus des issues, dans les couloirs, aux anglespictogramme normalisé, flux modéré
BAES d’ambianceéclairement uniforme anti-paniquelocaux de grande capacité, salles, hallsflux plus élevé, réparti sur plusieurs blocs
BAEHéclairage réduit des circulationscirculations communes d’immeubles d’habitationflux plus faible et autonomie prolongée
BAES à SATIévacuation ou ambiance avec autotesttous types d’ERPtest automatique périodique et signalisation des défauts
Luminaires sur source centraliséealimentation par une batterie centralegrands établissementsmaintenance concentrée en un seul point

L’éclairage de secours dans l’installation électrique

Le raccordement des BAES obéit à des règles précises, dont le respect conditionne la réception de l’installation par les organismes de contrôle.

  • Alimentation : chaque bloc est raccordé en aval de la protection du circuit d’éclairage normal du local, de sorte que la coupure de ce circuit déclenche le passage en secours ; il ne doit jamais être commandé par un interrupteur.
  • Télécommande : une ligne de télécommande relie tous les blocs à un boîtier placé près du tableau, pour les mettre au repos lors de la fermeture de l’établissement et éviter de décharger inutilement les batteries.
  • Autonomie : les blocs sont conçus pour fonctionner au moins une heure sur batterie, durée retenue pour l’évacuation des ERP.
  • Circulations et escaliers : un bloc d’évacuation est placé à chaque sortie, à chaque changement de direction et à chaque obstacle, avec un espacement limité entre deux blocs successifs.
  • Locaux techniques : les locaux abritant le tableau principal ou une source de secours sont en général équipés eux aussi d’un bloc, pour permettre une intervention en l’absence de lumière.
Conseil pratique : préférez les blocs à SATI, qui réalisent seuls les tests périodiques de fonctionnement et d’autonomie et signalent un défaut par un voyant. Il reste obligatoire de consigner ces vérifications dans le registre de sécurité de l’établissement et de remplacer les batteries en fin de vie.

Cadre réglementaire

Les exigences d’implantation, de flux lumineux et d’autonomie sont fixées par le règlement de sécurité contre l’incendie des ERP et par le Code du travail, tandis que les blocs eux-mêmes répondent aux normes françaises de la série NF C 71-800. Un logement individuel n’est pas concerné par ces obligations, mais rien n’interdit d’y installer un bloc à détection de coupure pour sécuriser un escalier ou un couloir.

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Vérifié par Raphaël Bossoreil, électricien
Raphaël Bossoreil
Électricien