Simulateur solaire : ce que votre toit peut produire

Combien produiraient des panneaux sur votre toit, quelle part de cette électricité vous consommeriez vous-même et en combien d'années l'installation serait remboursée ? Indiquez votre adresse, l'orientation du toit et votre facture : le calcul s'appuie sur l'ensoleillement mesuré à votre adresse et sur la façon dont un foyer consomme heure par heure. Le résultat complet s'affiche après l'envoi d'une demande d'étude, transmise à notre partenaire Leadrs.

Comment le calcul est fait

1. La production de votre toit, heure par heure

Le simulateur interroge PVGIS, l'outil de la Commission européenne (Centre commun de recherche), pour le point de votre adresse, avec l'inclinaison et l'orientation choisies. Il retient la production mensuelle moyenne de 2005 à 2023 et la répartit heure par heure selon la météo réelle de 2023, ce qui garde les journées nuageuses et les pics de soleil. Les pertes du système (câbles, onduleur, salissures) sont comptées à 14 %, la valeur de référence de PVGIS, et le relief qui masque le soleil à l'horizon est pris en compte.

En France métropolitaine, un kilowatt-crête (kWc) orienté plein sud et incliné à 35° produit environ 1 075 kWh par an à Lille, 1 150 kWh à Paris ou Rennes, 1 290 kWh à Lyon et 1 610 kWh à Marseille (calcul PVGIS 5.3 au chef-lieu de chaque département, novembre 2026).

2. Votre consommation, heure par heure

Votre facture mensuelle est convertie en kWh avec le tarif réglementé d'EDF en option Base (abonnement 6 kVA à 15,86 € par mois et kWh à 20,01 c€ TTC depuis le 1er août 2026). Cette consommation est répartie sur l'année avec les profils résidentiels publiés par Enedis, le gestionnaire du réseau : un profil pour les logements sans chauffage électrique, un autre pour ceux qui en ont. Une voiture électrique ajoute 2 000 kWh par an, rechargés le soir et la nuit (hypothèse affichée dans le résultat).

3. Ce que vous consommez sur place et ce qui part sur le réseau

Pour chaque heure de l'année, la production est comparée à la consommation : ce qui est utilisé tout de suite fait baisser la facture, le reste est injecté sur le réseau et vendu. Pour une demande de contrat faite depuis le 5 juin 2026, ce surplus est acheté 1,1 c€ par kWh pendant 20 ans, sans prime à l'autoconsommation (source : photovoltaique.info). Chaque kWh consommé sur place vaut donc environ 18 fois plus qu'un kWh revendu.

4. La puissance conseillée

Le calcul est refait pour chaque puissance de 3 à 9 kWc. Le simulateur écarte celles qui produiraient plus que ce que vous consommez sur l'année, puis retient la plus petite dont le gain sur 25 ans est à moins de 5 % du meilleur. Avec un surplus si peu payé, ajouter des panneaux au-delà de ce que vous pouvez consommer allonge le retour sur investissement au lieu de le raccourcir.

5. Coût, retour et gain sur 25 ans

Le coût posé vient des prix moyens constatés par photovoltaique.info pour une pose en surimposition, démarches comprises : 6 500 à 8 000 € TTC pour 3 kWc, 12 000 à 13 500 € pour 6 kWc, 16 000 à 17 500 € pour 9 kWc. Le gain sur 25 ans additionne les économies et la revente, retire l'investissement et un remplacement d'onduleur, avec une baisse de rendement des panneaux de 0,5 % par an et une hausse du prix de l'électricité de 2 % par an. Ces deux derniers chiffres sont des hypothèses, pas des prévisions.

Questions fréquentes

Le résultat est-il fiable pour mon toit ?

C'est une estimation sérieuse, pas un devis. La production vient de données satellite au point de votre adresse, mais le simulateur ne voit pas l'ombre d'un arbre, d'une cheminée ou du bâtiment voisin, ni la surface réellement disponible. Votre façon de consommer peut aussi s'écarter du profil moyen d'Enedis : un foyer absent en journée consomme moins sur place. Une visite technique reste nécessaire avant de signer.

Pourquoi le simulateur conseille-t-il souvent 3 kWc ?

Parce que le surplus n'est plus acheté que 1,1 c€ par kWh. Une installation de 3 kWc couvre déjà la consommation de jour de beaucoup de foyers ; au-delà, l'électricité supplémentaire part surtout sur le réseau et rapporte peu. Une plus grande puissance devient intéressante si vous consommez beaucoup en journée : pompe à chaleur, piscine, voiture rechargée le midi, ballon d'eau chaude piloté sur la production.

Faut-il changer mon abonnement ou mon tableau électrique ?

Les panneaux ne demandent pas d'augmenter la puissance de l'abonnement. En revanche, la production arrive au tableau sur une ligne dédiée avec ses protections, ce qui demande un peu de place ou un coffret à côté. En monophasé, Enedis limite l'injection à 6 kVA. L'installation doit enfin obtenir une attestation de conformité visée par le Consuel avant sa mise en service.

Quelle TVA s'applique à une installation solaire ?

Depuis le 1er octobre 2025, la TVA est de 5,5 % pour une installation de 9 kWc au plus sur un logement, si les modules respectent des critères environnementaux, si un gestionnaire d'énergie pilote au moins deux usages et si l'installateur est qualifié. Dans les autres cas, elle est de 20 %. Les fourchettes de prix du simulateur sont reprises telles que publiées, en TTC.

Je suis locataire, puis-je installer des panneaux ?

Pas sans l'accord écrit du propriétaire, et de la copropriété s'il y en a une, puisque les panneaux sont fixés sur le toit. Le simulateur fait tout de même le calcul : il peut servir de base pour en parler avec votre propriétaire.

Sources : PVGIS 5.3, Commission européenne (re.jrc.ec.europa.eu) ; Base Adresse Nationale (adresse.data.gouv.fr) ; Enedis, coefficients des profils (opendata.enedis.fr) ; grille du Tarif Bleu EDF au 1er août 2026 ; photovoltaique.info, tarifs d'achat, coûts d'investissement et TVA, consultés le 1er novembre 2026.