Éclairage public
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L’éclairage public désigne l’ensemble des installations d’éclairage des voies, places et espaces ouverts au public, exploitées par une collectivité (commune, intercommunalité, syndicat d’énergie). Il comprend les points lumineux (candélabres, consoles murales, encastrés de sol), le réseau de distribution qui les alimente et les armoires de commande. Sa consommation se mesure en kilowattheures (kWh) et l’efficacité de ses sources en lumens par watt (lm/W). Pour aller plus loin, voir notre cours sur l'éclairage public.
Un réseau d’éclairage public est une installation électrique à part entière, raccordée au réseau de distribution par un ou plusieurs points de livraison, avec ses propres protections et son propre comptage.
Composition d’une installation d’éclairage public
| Élément | Rôle | Remarque |
|---|---|---|
| Armoire de commande | Comptage, protection, allumage automatique | Une armoire par secteur ou par quartier |
| Réseau d’alimentation | Câbles enterrés ou aériens reliant les points lumineux | Section calculée d’après la longueur et la chute de tension |
| Candélabre (mât et crosse) | Support du luminaire | Hauteur choisie selon la voie à éclairer |
| Luminaire | Optique, source lumineuse, appareillage | LED, puissance selon l’usage |
| Organe de commande | Horloge astronomique, cellule ou télégestion | Extinction partielle en cœur de nuit fréquente |
L’éclairage public dans l’installation électrique
Bien qu’il relève du domaine public, l’éclairage public obéit aux mêmes principes qu’une installation privée : sélectivité des protections, mise à la terre des masses, sections adaptées aux chutes de tension sur de longues distances. Les installations d’éclairage extérieur relèvent de la norme NF C 17-200 (installations électriques extérieures en basse tension), distincte de la NF C 15-100 applicable aux bâtiments.
- Armoire de commande : elle regroupe le compteur, le disjoncteur de branchement, les protections de chaque départ et l’organe de commande (horloge astronomique, cellule, télégestion).
- Chute de tension : sur plusieurs centaines de mètres, la section des conducteurs est dimensionnée pour que la tension reste correcte au dernier candélabre.
- Mise à la terre : chaque mât métallique est relié à la terre ; les luminaires de classe II simplifient ce point.
- Protection mécanique : les câbles enterrés sont posés sous fourreau avec grillage avertisseur, à une profondeur réglementaire.
- Raccordement d’un riverain : un particulier ne peut pas se raccorder au réseau d’éclairage public ; l’éclairage d’une voie privée relève de son propriétaire et d’un point de livraison distinct.
Évolutions et enjeux
Le passage des lampes à décharge (vapeur de mercure, sodium haute pression) aux luminaires LED a réduit la puissance installée et rendu possible la gradation en cœur de nuit. La réglementation relative aux nuisances lumineuses encadre désormais l’orientation des flux, la température de couleur et les horaires d’extinction.
Les réseaux les plus récents intègrent une télégestion : chaque point lumineux remonte son état et sa consommation, et l’exploitant ajuste la puissance à distance selon l’heure ou la fréquentation de la voie.
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