Carte relais

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La carte relais est un circuit imprimé qui regroupe un ou plusieurs relais électromécaniques avec leur étage de commande, afin de piloter des charges en 230 V ou en basse tension à partir d’un signal logique de faible puissance. Chaque voie comporte une bobine, un transistor ou un optocoupleur qui l’excite, une diode de roue libre et un contact inverseur ramené sur un bornier à vis : commun, contact normalement ouvert et contact normalement fermé. Un microcontrôleur, un automate, un module domotique ou un simple bouton-poussoir suffit à faire basculer la voie.

Les cartes se déclinent de une à seize voies, avec des bobines alimentées en 5 V, 12 V ou 24 V continu, et sont livrées nues ou en boîtier pour montage sur rail DIN.

Caractéristiques usuelles

CaractéristiqueValeurs courantesPoint de vigilance
Nombre de voies1, 2, 4, 8 ou 16consommation totale des bobines à alimenter
Tension de bobine5 V, 12 V ou 24 V continudoit correspondre à l’alimentation disponible
Logique de commandeactive à l’état bas ou à l’état haut, 3,3 V ou 5 Vcompatibilité avec la sortie du contrôleur
Pouvoir de coupure des contactsquelques ampères sous 230 V alternatifcharges inductives et moteurs à déclasser
Isolement commande / puissanceoptocoupleur sur chaque voieindispensable pour commuter du 230 V

La carte relais dans l’installation électrique

Elle constitue l’interface la plus simple entre l’électronique et l’électricité de puissance, à condition de respecter la frontière entre les deux.

  • Domotique : commande d’éclairages, de volets roulants ou de prises depuis un contrôleur, avec un relais par circuit ; les volets exigent deux voies verrouillées entre elles.
  • Automatismes de jardin et d’arrosage : ouverture d’électrovannes 24 V ou mise en route d’une pompe selon un programme horaire.
  • Régulation de chauffage : un thermostat électronique commande un relais qui alimente à son tour le contacteur ou la vanne du circuit.
  • Interfaces de sécurité : report de l’état d’une alarme ou d’un détecteur vers une sirène, un flash ou un automate.
  • Maquettes et prototypes : la carte permet de tester un scénario de commande avant de câbler une solution définitive sur rail DIN.
Conseil pratique : ne commutez jamais directement un moteur, un ballast ou un gros contacteur avec une carte relais : faites-lui piloter la bobine d’un contacteur modulaire, qui supportera, lui, le courant d’appel. Réservez les contacts de la carte aux charges résistives modérées et aux signaux.

Erreurs à éviter

La faute la plus fréquente consiste à faire passer le 230 V sur un circuit imprimé posé à nu, sans boîtier ni distances d’isolement, à portée de main ou de poussière : la carte doit être enfermée dans un coffret, et les conducteurs de puissance maintenus à l’écart des fils de commande. Vient ensuite l’alimentation des bobines par la sortie du microcontrôleur : celle-ci ne peut fournir le courant nécessaire, et l’alimentation externe de la carte reste indispensable, avec les masses reliées entre elles.

Enfin, une charge inductive coupée par un relais produit un arc qui use le contact ; un circuit d’absorption ou un relais surdimensionné prolonge nettement la durée de vie de la carte.

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Vérifié par Raphaël Bossoreil, électricien
Raphaël Bossoreil
Électricien