Véhicule Électrique

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Un véhicule électrique (VE) utilise un moteur électrique alimenté par une batterie rechargeable comme source principale de traction, sans moteur thermique (BEV — Battery Electric Vehicle) ou en complément d’un moteur à combustion (PHEV). La recharge se fait sur le réseau, par une prise ou une borne ; la batterie récupère aussi de l’énergie au freinage.

Standards de recharge, puissances et exigences d’installation

Mode de chargePuissance / ConnecteurExigence circuit
Mode 2 (câble ICCB)Prise 2P+T — 1,8 kW (8 A) sur une prise non dédiée, 3,7 kW (16 A) sur une prise dédiéeCharge lente occasionnelle, d’après le guide Hager — circuit spécialisé pour la prise dédiée
Mode 3 (EVSE/Wallbox) — Type 23,7 à 22 kW monophasé ou triphaséBorne sur circuit spécialisé ; mode que Hager préconise pour la charge quotidienne
Mode 4 — courant continuCharge directe en courant continu, le convertisseur se trouve dans la stationStations de recharge rapide
Puissance en courant continuVariable selon la station et le véhiculeSe reporter aux caractéristiques du véhicule
Câblage IRVE 7,4 kW (NF C 15-100 §722)10 mm² au minimum — disjoncteur 40 A au plus — DDR type A 30 mA minCircuit dédié depuis le tableau électrique

Câblage et conformité en installation domestique

La NF C 15-100 §722 impose un circuit dédié pour chaque borne de recharge IRVE. Pour une wallbox 7,4 kW monophasée (32 A), le guide Hager de la NF C 15-100 donne une section minimale de 10 mm² en cuivre, sous un disjoncteur de 40 A au plus ; une borne ou une prise de 16 A se câble en 2,5 mm² sous 20 A. Sur une grande longueur, la chute de tension se vérifie en plus. Un interrupteur différentiel type A 30 mA minimum est exigé ; en mode 3, le guide Hager indique qu’il faut soit un type B, soit un type A (ou F) associé à un dispositif qui coupe quand la composante continue du courant de défaut dépasse 6 mA : voir la notice de la borne.

La protection du circuit prend place au tableau, dans la GTL ; pour une pose dehors, choisissez une borne prévue pour l’extérieur (IP54 et IK10 pour les bornes Hager, par exemple). Pour une installation en triphasé 22 kW (32 A par phase, 10 mm² au minimum d’après le même guide), le disjoncteur de branchement (AGCP) et la puissance souscrite doivent suivre : faites le point avec votre fournisseur d’électricité avant la mise en service.

✔ Pilotage de charge intelligent
Selon les modèles, la borne dialogue avec le compteur (téléinformation client) ou avec un gestionnaire d’énergie. Le guide Hager indique que la puissance de charge peut alors varier selon la consommation instantanée de l’installation, ce qui évite les coupures, et selon la présence d’une source d’énergie renouvelable. La charge peut aussi être décalée en heures creuses.

FAQ terrain

Peut-on recharger un VE sur une prise 16 A normale sans wallbox ?
Oui, en mode 2, avec un câble qui intègre un boîtier de contrôle de charge. D’après le guide Hager, la charge est limitée à 8 A (1,8 kW) sur une prise ordinaire, et à 16 A (3,7 kW) sur une prise dédiée à cet usage, alimentée par un circuit spécialisé. Pas de multiprise ni de rallonge. Hager rappelle que les prises domestiques actuelles ne sont pas prévues pour la charge des véhicules : pour un usage quotidien, la borne (mode 3) est la solution qu’il préconise.

Le disjoncteur de branchement doit-il être remplacé pour une borne 22 kW ?
Une borne de 22 kW demande une alimentation triphasée et une puissance souscrite en rapport : c’est à voir avec votre fournisseur et, pour le branchement, avec Enedis, seul à intervenir sur ce disjoncteur. La règle est de vérifier que la somme des puissances appelées en même temps (cuisson, chauffe-eau, chauffage, véhicule) reste sous la puissance souscrite. Un gestionnaire de charge dynamique peut brider automatiquement la borne selon la charge résiduelle disponible.

Quelle section de câble pour une borne 11 kW triphasée à 40 m de distance ?
À 40 m, avec 16 A par phase, la chute de tension est d’environ 2,6 % en 2,5 mm², 1,6 % en 4 mm² et 1,1 % en 6 mm². Ce calcul prend la résistivité du cuivre en service (0,023 Ω·mm²/m, soit 1,25 fois la valeur à 20 °C). La NF C 15-100 limite la chute de tension à 5 % pour les usages autres que l’éclairage, depuis l’origine de l’installation : ajoutez celle des canalisations en amont, puis choisissez la section et le disjoncteur d’après la notice de la borne.

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Vérifié par Raphaël Bossoreil, électricien
Raphaël Bossoreil
Électricien
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