Onduleur Solaire
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L’onduleur solaire convertit le courant continu (DC) produit par les panneaux photovoltaïques en courant alternatif (AC) 230V 50Hz injecté dans l’installation. Il assure le suivi du point de puissance maximale (MPPT) et intègre la protection de découplage, qui arrête l’injection quand le réseau disparaît.
Types d’onduleurs photovoltaïques
Quatre architectures couvrent l’ensemble des configurations :
- Onduleur string : 1 MPPT par chaîne de panneaux. Solution courante en résidentiel, simple à installer et à diagnostiquer.
- Multi-string : plusieurs MPPT indépendants. Permet de gérer plusieurs orientations (sud + est/ouest) ou des ombrages partiels différents selon les chaînes.
- Micro-onduleur : 1 onduleur par panneau (module-level). Optimise panneau par panneau, idéal si ombrage complexe ou toiture multi-pans, coût unitaire plus élevé.
- Onduleur centralisé : grandes installations, armoire au sol, 1 seul point de conversion pour de nombreuses chaînes.
Critères de sélection
Les critères se lisent tous sur la fiche technique de l’onduleur : puissance en sortie, plage de tension d’entrée et nombre de MPPT, courant maximal par entrée, rendement européen (une moyenne pondérée, plus parlante que le rendement maximal), indice de protection et interfaces de communication. La chaîne de panneaux doit rester dans la plage de tension de l’onduleur par temps froid comme par forte chaleur, et son courant ne doit pas dépasser celui que l’entrée accepte : ce dimensionnement est fait par l’installateur, d’après les fiches des panneaux et de l’onduleur.
Raccordement sur le chantier
Côté DC, le câble reliant les panneaux à l’onduleur est un câble prévu pour le photovoltaïque, dont la section est calculée par l’installateur d’après le courant et la longueur de la chaîne. Les connecteurs s’assemblent entre modèles que leur fabricant donne pour compatibles : un mauvais contact côté continu peut créer un arc.
Côté AC, l’onduleur se raccorde au tableau de branchement (AGCP) par un circuit dédié, dont la section et la protection sont fixées par la notice et par le calcul de l’installateur. La série de guides C 15-712, qui complète la norme NF C 15-100, encadre ces installations, notamment les moyens de coupure côté continu et côté alternatif.
Quand le réseau est coupé, l’onduleur doit cesser d’injecter : sans cela, une ligne que l’on croit hors tension resterait alimentée, au danger des intervenants. La fiche SéQuélec n° 7 cite le certificat de conformité DIN VDE 0126-1-1 du dispositif de découplage parmi les pièces que l’installateur fournit à Enedis lorsque l’attestation de conformité n’est pas requise.
Questions fréquentes
Peut-on mettre un onduleur en extérieur sous notre climat ?
Oui, si son fabricant le prévoit : l’indice de protection et la plage de température figurent sur sa fiche technique. Préférez un emplacement à l’ombre et respectez les dégagements que demande la notice.
Quelle section de câble DC choisir pour une chaîne longue ?
Elle se calcule, pour limiter la chute de tension et donc les pertes : ΔU(%) = (2 × I × L × ρ) / (S × U) × 100, avec ρ = 0,023 Ω·mm²/m pour le cuivre (résistivité en service, soit 1,25 fois la valeur à 20 °C).
Faut-il un parafoudre DC entre les panneaux et l’onduleur ?
La NF C 15-100 est complétée, pour le photovoltaïque, par la série de guides C 15-712 : c’est d’après eux, selon l’exposition à la foudre et la longueur des câbles, que l’installateur en décide. Certains onduleurs intègrent un parafoudre ; vérifiez la fiche technique avant d’en ajouter un.
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