Je profite de ces fêtes de fin d’année pour vous faire une révélation: Depuis 6 ans environ, je vous ai fait croire que j’étais électricien.

Et je ne vous ai bien sûr pas menti, puisque c’est effectivement le cas. (pour ceux qui ne le savent pas, j’exerce ou plutôt j’exerçais à Toulouse).

En effet, il y a quelque chose qui a changé: je ne suis plus électricien a la ville, mais maintenant a la campagne.

Qu’est ce qui m’a fait changé d’environnement de travail et passé de la ville à la campagne?

Le changement de décision peu paraître surprenant pour beaucoup de personnes.

Ca a d’ailleurs été le cas dans mon entourage.

En réalité, il s agit d une accumulation de plusieurs facteurs professionnels et personnels: je ne m’attarderai bien entendu que sur la partie professionnelle, car je n’ai pas l’intention de réécrire un épisode de «c’est ma vie».

Avant de vous parler ses aspects professionnels qui ont motivés ma décision, voyons dans un premier temps un peu plus en détail ce qui fait la différence entre un électricien à la ville et a la campagne.

J’ai noté en vrac les avantages et inconvénients qui concerne le métier pour chaque cas de figure.

Electricien en ville:

Etre électricien en ville c’est:

  • Avoir une manne de clients assez importante.
  • Avoir aussi une manne de concurrents assez importante.
  • Se coltiner des bouchons pour circuler et perdre du temps dans le véhicule de chantier.
  • Avoir ses problèmes pour stationner et des contraventions a payer.
  • Avoir souvent des clients un peu stressés par l’environnement et qui vivent à 100 à l’heure.
  • Payer des charges importantes au niveau des locations ou en terme de taxes foncières.

Electricien à la campagne:

Exercer en tant qu’électricien a la campagne, c’est:

  • Honorez les rendez vous et être à l’heure (pas de bouchons).
  • Avoir de la place pour se garer.
  • Echanger avec des clients généralement moins stressés.
  • Avoir une concurrence moins présente qu’en ville.
  • Exercer des tarifs moins élevés qu’en ville.
  • Avoir des charges moins lourdes qu’en ville.

Ce qui m’a fait aller vers la campagne:

Même si c’est en grande partie une décision que j’ai basé sur le personnel pour ma famille, j’ai basé aussi ce changement vis à vis de points négatifs et particulièrement un: le temps perdu dans les déplacements.

En effet, je passais en moyenne 2h par jour, si ce n’est pas plus, dans mon véhicule à rejoindre mes chantiers ou chercher mon matériel.

Les distances n’étaient pas forcément très importantes, mais les bouchons très présents comme dans toutes les grandes agglomérations.

Alors, fini la ville pour moi?

Si j’ai réalisé un exode urbain, en fait, j’ai gardé un bon pied à Toulouse, puisque j’y retourne de temps à autre pour mes bons clients (mais pas pour les bouchons!).

J’ai également encore un peu d’activité là bas, puisque je travaille à distance en collaboration avec David, un électricien avec qui je m’entends bien et à qui j’ai transféré une grande partie de mes activités la bas.

M’appeler aujourd’hui sur Toulouse, c’est tout comme travailler avec moi, sauf que c’est avec David.

Ou est ce que j’exerce mon activité maintenant?

J’ai choisi, toujours pour des raisons personnelles, de me rapprocher de la mer et du Soleil.

Je suis aujourd’hui électricien dans le magnifique Massif des Corbières, dans le sud de la France, à mi-chemin entre Toulouse et Montpellier.

 

 

Electricien professionnel, je vous propose de partager mon métier, mes conseils et mes astuces à travers les différents articles de ce blog en électricité. Bonne lecture!

4 Commentaires

  1. Bonsoir,
    On ne peut que comprendre ce choix de quitter la ville, quand on peut le faire.
    Je suis en train de terminer la renovation complete de mon installation électrique, et vos 5 guides m’ont été fort précieux.
    J’ai 3 questions :
    1. J’ai un TGBT et 2 tableaux divisionnaires, un “Nord” et un “Sud”. Je ne peux mettre le Nord a au moins 1 metre du sol, à cause de la pente du toit. Je ne respecte pas la norme C15-100 (en ce seul point). Est-ce toléré ? Avez-vous une solution?
    2. Ma seconde question est identique à celle de Lucie, en reponse à votre article sur le voltcraft ET-02. J’ai installé une terre en enfouissant 30 mètres de cable de cuivre de 25 mm2 dans une tranchée parallèle à la maison. Il n’y a donc pas de boucle. la position des piquets du mesureur par rapport à ma tranchée est elle importante?
    3. En theorie, je n’ai pas besoin de faire venir le consuel car mon abonnement n’a jamais été interrompu. Mais vis a vis de l’assurance, dans la mesure où je ne suis pas professionnel, n’aurais je pas intérêt à demander une visite du Consuel ?
    Merci pour vos reponses (et vos guides)

    • Bonsoir

      Je peux répondre à une partie de vos questions

      1/ La dernière version de la norme indique que les organes de manoeuvre des dispositifs de protection des tableaux de répartition doivent être située à une hauteur comprise entre 0m50 et 1m80. A minima la partie située entre 0m50 et 0m90 doit être accessible par une porte.

      2/ Je ne sais pas

      3/ Il n’y a pas d’obligation vis à vis de l’assurance.
      Mais rien ne vous empêche de le faire si cela vous rassure

  2. Bonsoir Guillaume,

    je parcours avec avidité ce blog depuis le début des vacances, et je ne peux que comprendre ce besoin de s’éloigner de la ville, puisque si je suis là c’est pour préparer la réno complète d’un bel appartement à la campagne. Effectivement il y a moins de stress, plus de calme, moins de bouchon mais on ne peut plus descendre chez un petit épicier dès qu’il manque une plaquette de beurre à 20h00… Ça n’est qu’une question d’organisation ^^

    En tout cas merci ! pour tous ces articles très documentés, très pédagogiques et qui ne renoncent jamais à la sécurité !

    À bientôt, et bonne nouvelle vie 🙂

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