Tube fluorescent
Résumez cet article :
Le tube fluorescent, souvent appelé à tort « néon », est une lampe à décharge qui produit de la lumière en excitant une poudre fluorescente déposée à l’intérieur d’un tube de verre. Contrairement à une ampoule à incandescence, il ne chauffe pas un filament : il crée une décharge électrique dans un gaz, ce qui le rend nettement plus économe en énergie pour un éclairage diffus et uniforme.
Le terme « néon » est un abus de langage. Un véritable néon utilise du gaz néon pour produire les enseignes lumineuses colorées des devantures. Le tube fluorescent, lui, contient un gaz rare (généralement de l’argon) et une petite quantité de vapeur de mercure. Lorsque le courant traverse le tube, le mercure émet un rayonnement ultraviolet invisible, converti en lumière visible par la poudre fluorescente qui tapisse la paroi. Pour amorcer et stabiliser cette décharge, le montage a besoin de deux organes : un starter, qui provoque l’amorçage au démarrage, et un ballast, qui limite ensuite le courant pour éviter que le tube ne se détruise.
Composants et types de tubes fluorescents
Le comportement d’un tube dépend surtout de son diamètre et du type de ballast qui l’alimente. Voici les principaux repères que vous rencontrerez sur une installation existante.
| Élément | Rôle | À retenir |
|---|---|---|
| Tube T8 (26 mm) | Format le plus répandu en garages et ateliers | Culot G13, souvent monté avec ballast ferromagnétique et starter |
| Tube T5 (16 mm) | Version plus fine et plus récente | Culot G5, exige un ballast électronique dédié |
| Ballast ferromagnétique | Limite le courant via un bobinage | Nécessite un starter, scintillement au démarrage, moins efficace |
| Ballast électronique | Pilote le tube en haute fréquence | Allumage instantané sans starter, meilleur rendement, moins de papillotement |
| Starter | Amorce la décharge | Présent uniquement avec un ballast ferromagnétique |
Le tube fluorescent dans l’installation électrique
Longtemps incontournable, le tube fluorescent reste très présent dans les locaux où l’on privilégie un éclairage large et économique. Vous devez toutefois connaître ses contraintes avant toute intervention.
- Où on le trouve encore : garages, ateliers, caves, buanderies, parkings et locaux techniques, sous forme de réglettes ou de luminaires étanches.
- Remplacement par un tube LED : les tubes LED reprennent le même format et le même culot, mais le câblage interne du luminaire doit être adapté. Un tube LED ne fonctionne pas de la même manière qu’un tube fluorescent.
- Retrait du starter : la plupart des tubes LED imposent de retirer le starter (parfois remplacé par un « starter LED » fourni) et, selon le modèle, de neutraliser ou de déposer le ballast. Coupez toujours le courant au disjoncteur avant d’intervenir.
- Choisir le bon tube LED : vérifiez sa compatibilité (alimentation directe sur le secteur ou conservation du ballast) pour éviter un court-circuit ou une mise en danger.
- Fin de commercialisation : dans le cadre de la directive éco-conception, la vente des tubes fluorescents T8 et T5 est progressivement interdite. Le stock disponible s’épuise, ce qui pousse à basculer durablement vers la solution LED.
- Recyclage : ces tubes contenant du mercure, ils ne se jettent jamais avec les ordures ménagères et doivent être déposés en point de collecte dédié.
Résumez cet article :