Branchement du va-et-vient : câblage en boîte de dérivation (solution n°2)

Branchement du va-et-vient : câblage en boîte de dérivation (solution n°2)

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⚡ En résumé — Solution n°2 : câblage via boîte de dérivation

  • Toute la distribution des fils navettes se fait depuis une boîte de dérivation centrale, et non entre les deux interrupteurs.
  • Cette solution est idéale quand les deux interrupteurs sont éloignés l’un de l’autre mais tous deux proches du tableau ou d’un plafond central.
  • Elle facilite l’ajout ultérieur d’un troisième point de commande (va-et-vient à 3 interrupteurs ou télérupteur).
  • Les raccordements se font proprement avec des bornes Wago 5 fils, sans dénuder excessivement ni torsader.
  • Matériel minimal : câble 3G 1,5 mm², 2 interrupteurs va-et-vient, 1 boîte de dérivation, bornes Wago — comptez 45 min pour un électricien débutant.

Pourquoi choisir la solution n°2 pour votre va-et-vient ?

Lorsqu’on installe ou rénove un circuit va-et-vient, deux grandes architectures de câblage s’offrent à l’électricien amateur ou professionnel. La solution n°1 consiste à tirer un câble directement d’un interrupteur à l’autre — simple, linéaire, idéale quand les deux boîtiers sont proches et dans le même axe de cloison. Mais dès que la configuration de la pièce change, cette solution devient moins économique en câble et moins flexible.

La solution n°2, objet de cet article, repose sur un principe différent : au lieu de relier les deux interrupteurs entre eux, on part d’une boîte de dérivation centrale — généralement au plafond ou en haut de cloison — depuis laquelle rayonnent deux branches : l’une vers l’interrupteur 1, l’autre vers l’interrupteur 2. Le luminaire est également raccordé à cette même boîte.

Cette topologie en étoile présente plusieurs avantages concrets :

  • Moins de câble dans certaines configurations : si les deux interrupteurs sont chacun à 2 mètres de la boîte de dérivation centrale mais à 5 mètres l’un de l’autre, la solution n°2 économise 1 mètre de câble et évite de passer derrière un obstacle.
  • Centralisation des jonctions : toutes les connexions se trouvent au même endroit, accessible via le couvercle de la boîte. Plus facile à diagnostiquer ou modifier sans ouvrir plusieurs boîtiers d’interrupteurs.
  • Évolutivité maximale : si vous souhaitez plus tard ajouter un troisième point de commande (pour une grande salle, un escalier long…), il suffit d’ouvrir la boîte de dérivation et d’ajouter une troisième branche — sans toucher aux deux interrupteurs existants.
  • Compatibilité télérupteur : si vous évoluez vers un télérupteur ou un variateur, la boîte de dérivation centrale reste le nœud logique du circuit. La migration est naturelle.
  • Propreté Wago : les bornes Wago 5 fils permettent de réunir proprement les fils de même nature (phase, neutre, navettes) sans soudure ni domino branlant.

Cette solution est particulièrement répandue dans les constructions neuves RT 2012/RE 2020, où les boîtes de dérivation en plafond de couloir permettent de distribuer vers plusieurs interrupteurs en toile d’araignée. Elle est également recommandée par la norme NF C 15-100 quand le plan de coupe impose de limiter les saignées dans les cloisons.

Dans la suite de cet article, nous allons détailler précisément comment réaliser ce câblage : comprendre le rôle de chaque fil, lire le schéma, choisir le bon matériel, puis suivre les 7 étapes de montage. Nous répondrons aussi aux 5 erreurs les plus fréquentes que commettent les bricoleurs sur ce type de circuit.

Solution n°1 vs solution n°2 : tableau comparatif

CritèreSolution n°1
(câble direct entre interrupteurs)
Solution n°2
(boîte de dérivation centrale)
Nombre de câbles 3G 1,5 mm²2 (tableau→Int1 + Int1→Int2/lum)3 à 4 (tableau→boîte + boîte→Int1 + boîte→Int2 + boîte→lum)
Longueur câble totaleOptimale si Int1 et Int2 sont prochesOptimale si boîte centrale est équidistante
Complexité de câblageFaible — logique linéaireMoyenne — 5 à 7 fils dans la boîte
Ajout d’un 3e interrupteurComplexe : ouvrir les 2 boîtiers et remplacer le câble navetteSimple : ouvrir la boîte de dérivation et ajouter une branche
Diagnostic de panneOuvrir chaque interrupteur un par unTout tester depuis la boîte centrale
Cas d’usage typiqueCouloir court, deux interrupteurs en vis-à-visGrande pièce, escalier, couloir en L, future évolution
Conforme NF C 15-100OuiOui

Comprendre la solution n°2 : rôle de la boîte de dérivation

La boîte de dérivation est le cerveau de ce montage. C’est là que se rencontrent et se redistribuent tous les conducteurs du circuit. Comprendre ce qui entre et sort de cette boîte est indispensable avant de faire le moindre raccordement.

Ce qui entre dans la boîte de dérivation

  • Câble d’alimentation depuis le tableau : un câble 3G 1,5 mm² avec phase (rouge ou noir selon les installations), neutre (bleu) et terre (vert/jaune). C’est lui qui apporte l’énergie au circuit.
  • Câble vers l’interrupteur n°1 : un câble 3G 1,5 mm² avec les deux fils navettes (traditionnellement rouge et noir/blanc — les deux « fils de commande ») et un conducteur supplémentaire utilisé selon la configuration.
  • Câble vers l’interrupteur n°2 : même structure que vers l’interrupteur n°1, deux fils navettes repartent vers le second point de commande.
  • Câble vers le luminaire : un câble 2G ou 3G 1,5 mm² avec la phase commutée (sortie du circuit va-et-vient) et le neutre direct.

Ce que font les fils navettes

Les fils navettes (appelés aussi « fils de va-et-vient » ou « conducteurs de commutation ») sont les deux fils qui relient chaque interrupteur à la boîte de dérivation. Ils correspondent aux bornes 1 et 2 de chaque interrupteur va-et-vient (la borne centrale commune étant la borne C).

Selon la position de l’interrupteur (haut ou bas), c’est soit le fil navette n°1, soit le fil navette n°2 qui conduit le courant. Comme les deux interrupteurs partagent les mêmes navettes (reliées entre elles dans la boîte), le circuit se ferme uniquement quand les deux interrupteurs sont dans une position « cohérente » (tous les deux vers le fil navette 1, ou tous les deux vers le fil navette 2).

Distribution dans la boîte avec bornes Wago

Dans la boîte de dérivation, on va créer 4 groupes de connexion :

  1. Neutre : neutre alimentation + neutre luminaire → Wago 3 ou 5 fils
  2. Terre : terre alimentation + terres des câbles interrupteurs + terre câble luminaire → Wago 5 fils
  3. Navette 1 : fil navette 1 câble Int1 + fil navette 1 câble Int2 → Wago 2 fils
  4. Navette 2 + phase commutée vers luminaire : fil navette 2 câble Int1 + fil navette 2 câble Int2 + phase câble luminaire → Wago 3 fils

Et enfin, la phase d’alimentation va directement sur la borne commune (C) de l’un des interrupteurs va-et-vient (conventionnellement l’interrupteur n°1). Ou bien elle arrive en boîte et part uniquement vers la borne C de l’Int1.

Schéma de câblage — Solution n°2 (SVG)

Le schéma ci-dessous représente le câblage complet de la solution n°2. Les couleurs respectent les conventions de la norme NF C 15-100 : rouge = phase, bleu = neutre, vert/jaune = terre, noir = fil navette 1, blanc/gris = fil navette 2.

Va-et-vient — Solution n°2 : câblage via boîte de dérivation

Tableau électrique Disjoncteur 16A

Ph N T

Boîte de dérivation (Wago 5 fils)

N (neutre)

T (terre)

Navette 1 (noir/brun)

Navette 2 (gris/blanc)

Ph alimentation → Ph Int1 (C) Phase commutée → Luminaire

Couvercle accessible — connexions protégées

Câble 3G 1,5 mm²

Interrupteur 1 Va-et-vient Bornes : C, 1, 2

3G 1,5 mm² + nav.

Interrupteur 2 Va-et-vient Bornes : C, 1, 2

3G 1,5 mm² + nav.

Luminaire (ampoule / plafonnier)

Ph commutée + N

Légende des conducteurs Phase alimentation Neutre Terre (PE) Navette 1 (noir/brun) Navette 2 (gris/blanc) Phase commutée → luminaire

Schéma indicatif — les couleurs de fils peuvent varier selon l’installation. Respectez toujours les marquages existants et la norme NF C 15-100 en vigueur.

Matériel nécessaire pour la solution n°2

Avant de commencer, rassemblez tout le matériel nécessaire. Voici la liste complète pour un circuit va-et-vient standard dans une pièce de vie :

MatérielQuantitéCaractéristiques
Interrupteur va-et-vient216 A, 250 V, bornes C-1-2 identifiées
Câble électrique soupleSelon distance3G 1,5 mm² (pour tous les tronçons)
Boîte de dérivation1Ø 65 mm minimum, IP40 minimum en encastré, IP44 si apparent en zone humide
Bornes Wago 2214 à 5 (selon config.)Wago 221-415 (5 fils) ou 221-413 (3 fils), pour 1,5 mm²
Tournevis isolé11000 V, tête plate + cruciforme
Pince à dénuder1Adaptée 1,5 mm²
Testeur de tension1Stylo ou tournevis testeur — vérification hors tension obligatoire
Boîtiers encastrables2Pour interrupteurs, diamètre selon mécanisme

Remarque sur les câbles : pour simplifier le câblage et éviter les erreurs, certains électriciens utilisent un câble 5G 1,5 mm² (5 conducteurs) entre la boîte de dérivation et l’interrupteur, qui contient phase, neutre, terre et les deux navettes dans une seule gaine. Cela réduit le nombre de passages en cloison mais nécessite un câble plus épais.

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Vidéo tutoriel : câblage boîte de dérivation va-et-vient

La vidéo suivante illustre concrètement le câblage d’un circuit va-et-vient via une boîte de dérivation, avec bornes Wago et câbles normalisés : Pour retirer un fil sans abîmer la borne, voir comment ouvrir un Wago.

Vidéo : « Câblage Boite De Dérivation Eclairage Circuit Va Et Vient » — Electro Learn Français (YouTube). Vérifiez que la vidéo correspond bien à votre configuration avant de reproduire le montage.

Réalisation pas à pas — 7 étapes

⚠️ Sécurité absolue : coupez le disjoncteur du circuit concerné au tableau électrique AVANT tout travail. Vérifiez l’absence de tension avec un testeur avant de toucher les fils.

Étape 1 — Couper l’alimentation et vérifier l’absence de tension

Identifiez le disjoncteur qui protège le circuit d’éclairage concerné dans votre tableau. Coupez-le et bloquez-le si possible (cadenas de consignation recommandé pour les travaux longs). À l’aide d’un testeur de tension (stylo détecteur ou multimètre), vérifiez qu’aucune tension n’est présente sur les bornes des interrupteurs existants et dans la boîte de dérivation si elle est déjà installée. Ne commencez aucun travail tant que la vérification n’est pas faite.

Étape 2 — Préparer les passages de câbles et fixer la boîte de dérivation

Déterminez l’emplacement de la boîte de dérivation centrale : idéalement au plafond ou en haut de cloison, à égale distance des deux interrupteurs et du luminaire. Si la boîte est encastrée, créez la saignée nécessaire dans la cloison et fixez la boîte à l’aide de sa vis de serrage sur le rebord. Si elle est posée en apparent (combles, sous-sol, local technique), vissez-la directement sur le support. Passez ensuite vos câbles dans les conduits ou gaines corrugées prévus, en laissant une réserve d’environ 15 cm à chaque extrémité pour les connexions.

Étape 3 — Dénuder les câbles et identifier les fils

À chaque extrémité, retirez environ 8 à 10 cm de gaine extérieure avec un cutter, en veillant à ne pas entailler l’isolation des conducteurs intérieurs. Dénudez ensuite chaque conducteur sur 10 à 11 mm (la longueur recommandée pour les bornes Wago 221). Identifiez chaque fil avec un marqueur ou des étiquettes : phase (rouge), neutre (bleu), terre (vert/jaune), navette 1 (noir ou brun), navette 2 (gris ou blanc). Cette identification est indispensable pour ne pas se tromper lors du raccordement dans la boîte.

Étape 4 — Raccorder les fils dans la boîte de dérivation avec les bornes Wago

Créez vos 4 groupes de connexion :

  1. Neutre : reliez le neutre du câble d’alimentation + le neutre du câble allant au luminaire dans un Wago 3 fils (ou 5 fils si d’autres neutres à regrouper).
  2. Terre : reliez toutes les terres (alimentation + câble Int1 + câble Int2 + luminaire) dans un Wago 5 fils.
  3. Navette 1 : le fil navette 1 du câble vers Int1 + le fil navette 1 du câble vers Int2 dans un Wago 2 ou 3 fils.
  4. Navette 2 : le fil navette 2 du câble vers Int1 + le fil navette 2 du câble vers Int2 + le fil de phase commutée vers le luminaire dans un Wago 3 fils.

La phase d’alimentation ne se connecte pas dans la boîte (ou passe par un Wago 2 fils) : elle part directement vers la borne C (commune) de l’interrupteur n°1.

Chaque borne Wago s’ouvre en relevant le levier orange, s’insère avec le fil jusqu’à la butée, puis se referme. Tirez doucement pour vérifier que le fil est bien bloqué.

Étape 5 — Câbler l’interrupteur n°1

À l’interrupteur n°1, branchez :

  • Borne C (commune) : la phase d’alimentation (fil rouge venant de la boîte)
  • Borne 1 : le fil navette 1 (fil noir/brun venant de la boîte)
  • Borne 2 : le fil navette 2 (fil gris/blanc venant de la boîte)

Si le boîtier est métallique, raccordez aussi la terre sur la vis de mise à la terre du mécanisme. Insérez le mécanisme dans le boîtier et serrez les vis de fixation.

Étape 6 — Câbler l’interrupteur n°2

À l’interrupteur n°2, branchez :

  • Borne C (commune) : le fil de phase commutée (celui relié à la navette 2 côté boîte, qui vient du câble lumière)
  • Borne 1 : le fil navette 1 (fil noir/brun venant de la boîte)
  • Borne 2 : le fil navette 2 (fil gris/blanc venant de la boîte)

Point d’attention : l’interrupteur n°2 n’est pas câblé de façon identique à l’interrupteur n°1 côté borne C. L’interrupteur n°1 reçoit la phase d’alimentation sur sa borne C, tandis que l’interrupteur n°2 donne la phase commutée vers le luminaire sur sa borne C. C’est ce qui différencie les deux extrémités du montage.

Étape 7 — Raccorder le luminaire, fermer la boîte et tester

Au luminaire (plafonnier ou douille), raccordez la phase commutée (fil rouge tirets sur le schéma, sortant de la borne C de l’interrupteur n°2 via la boîte) et le neutre direct. Si la douille dispose d’une connexion de terre, raccordez-la aussi. Fermez soigneusement la boîte de dérivation avec son couvercle — c’est obligatoire, une boîte ouverte est une infraction à la NF C 15-100. Remettez le disjoncteur. Testez les deux interrupteurs en actionnant chacun d’eux dans les 4 combinaisons possibles : haut/haut (allumé), haut/bas (éteint), bas/bas (allumé), bas/haut (éteint).

Les 5 erreurs fréquentes sur le câblage va-et-vient solution n°2

Erreur n°1 — Confondre la borne C avec une navette

La borne C (commune) de l’interrupteur va-et-vient est physiquement identique aux bornes 1 et 2 sur certains mécanismes bon marché. Si la borne C n’est pas clairement gravée ou si le schéma du fabricant est absent, utiliser un multimètre en mode continuité pour identifier quelle borne est commune (elle donne un bip avec l’une ou l’autre des bornes 1 ou 2 selon la position de la touche). Brancher la phase sur une navette au lieu de la borne C rend le circuit inopérant ou dangereux.

Erreur n°2 — Croiser les navettes entre Int1 et Int2

La navette 1 de l’interrupteur 1 doit être reliée à la navette 1 de l’interrupteur 2, et la navette 2 à la navette 2. Si les navettes sont croisées (navette 1 d’un côté reliée à navette 2 de l’autre), le circuit fonctionne mais dans le mauvais sens : les deux interrupteurs s’allument/s’éteignent ensemble au lieu de commuter. Ce problème est très courant quand les fils ne sont pas clairement identifiés dès le départ (voir étape 3).

Erreur n°3 — Laisser la boîte de dérivation sans couvercle

Une boîte de dérivation ouverte est une non-conformité à la norme NF C 15-100 et un risque d’électrocution si quelqu’un touche accidentellement les connexions. La fermeture du couvercle est obligatoire avant de remettre le courant. Certains bricoleurs « oublient » de la fermer en attendant de vérifier le fonctionnement — c’est une mauvaise pratique : vérifiez toujours avec le couvercle fermé.

Erreur n°4 — Ne pas regrouper les terres

Dans la boîte de dérivation, la terre de chaque câble doit être raccordée. Un oubli de la terre sur le câble allant au luminaire ou sur un câble interrupteur laisse ces éléments sans protection. En cas de défaut d’isolement, le disjoncteur différentiel ne se déclenchera pas ou mettra plus de temps — ce qui présente un risque électrique sérieux.

Erreur n°5 — Utiliser des câbles 2G (sans conducteur de terre)

Certaines installations anciennes utilisaient des câbles 2G (sans conducteur vert/jaune). Si vous rénovez un tel circuit, ne prolongez pas ces câbles non conformes. La norme NF C 15-100 impose le conducteur de protection (PE) sur tous les circuits depuis 1991. Remplacez intégralement le câblage si vous constatez l’absence de fil de terre — profitez-en lors de la rénovation.

Conseils de pro pour une installation soignée

  • Pré-identifier les fils avec du ruban adhésif coloré : avant de passer les câbles dans les gaines, collez un bout de ruban rouge sur le fil navette que vous décidez d’appeler « navette 1 » et un bout de ruban blanc sur « navette 2 » à chaque extrémité. Vous gagnerez un temps précieux lors du raccordement.
  • Photographiez votre boîte avant de fermer : un simple coup de smartphone sur les Wago en place dans la boîte de dérivation constitue un plan de câblage permanent, utile pour la prochaine intervention.
  • Réservez toujours 20 % de longueur de câble en plus : à la pose, un câble trop court contraint à une connexion sous tension mécanique dans la boîte. Un surplus évite ce problème et les reprises coûteuses.
  • Choisissez une boîte de dérivation avec joints : même en intérieur, une boîte IP44 offre une protection contre la poussière et l’humidité accidentelle, ce qui prolonge la durée de vie des connexions.
  • Testez le circuit avant d’enduire ou de peindre : une fois les plâtres et peintures terminés, rouvrir une boîte de dérivation encastrée devient difficile. Testez toujours en complet avant de finaliser les finitions.
  • Utilisez un marqueur permanent sur la gaine extérieure : notez « VA-ET-VIENT SOL.2 » sur la gaine visible du câble d’alimentation à la boîte. L’information sera précieuse pour tout futur intervenant.

Articles connexes

Glossaire électrique — Va-et-vient et boîte de dérivation

Va-et-vient
Montage électrique permettant de commander un même point lumineux depuis deux endroits différents. Chaque interrupteur comporte trois bornes : C (commune), 1 et 2.
Boîte de dérivation
Boîtier plastique ou métal dans lequel se font les jonctions entre différents câbles. Son couvercle doit être accessible et fermé en permanence (NF C 15-100).
Fil navette
Conducteur reliant les bornes 1 ou 2 de deux interrupteurs va-et-vient entre eux (ou via la boîte de dérivation). Il « navigue » entre l’état passant et bloquant selon la position des interrupteurs.
Borne commune (C)
Borne centrale de l’interrupteur va-et-vient, reliée soit à la borne 1, soit à la borne 2 selon la position de la touche. C’est sur cette borne qu’arrive la phase (Int1) ou que repart la phase commutée vers le luminaire (Int2).
Borne Wago 221
Connecteur automatique à levier de la marque Wago (modèle 221) permettant de relier 2 à 5 conducteurs de 0,14 à 4 mm² sans outil. Conformes aux normes IEC 60947-7-2 et utilisées couramment en remplacement des dominos à vis.
3G 1,5 mm²
Désignation d’un câble électrique comportant 3 conducteurs (G = avec conducteur de protection) de section 1,5 mm². La section 1,5 mm² est adaptée aux circuits d’éclairage jusqu’à 16 A selon NF C 15-100.
Phase commutée
Signal de phase qui « sort » du circuit va-et-vient uniquement quand le circuit est fermé (lampe allumée). C’est cette phase commutée qui alimente le luminaire via le câble entre la boîte de dérivation et le plafonnier.
NF C 15-100
Norme française régissant les installations électriques basse tension dans les locaux d’habitation. Elle définit les règles de sécurité, les sections de câbles, les protections obligatoires et les exigences de mise à la terre.

FAQ — Branchement va-et-vient solution n°2

Peut-on utiliser du câble 2,5 mm² à la place du 1,5 mm² pour un circuit d’éclairage va-et-vient ?

Oui, techniquement le câble 2,5 mm² fonctionne parfaitement sur un circuit d’éclairage. En revanche, la NF C 15-100 recommande le 1,5 mm² (protégé par un disjoncteur 16 A) pour les circuits d’éclairage, car c’est suffisant et plus souple à passer en gaine. Le 2,5 mm² est plutôt réservé aux prises de courant (disjoncteur 20 A). Utiliser du 2,5 mm² ne pose pas de problème de sécurité, seulement un surcoût et une moindre maniabilité.

Combien de fils y a-t-il dans la boîte de dérivation d’un va-et-vient solution n°2 ?

On compte généralement entre 10 et 12 fils dans la boîte selon la configuration : 3 fils du câble alimentation (phase, neutre, terre) + 3 fils du câble vers Int1 + 3 fils du câble vers Int2 + 2 fils du câble vers le luminaire (phase commutée + neutre). Si le câble luminaire est en 3G, ajoutez une terre supplémentaire. C’est pourquoi des bornes Wago 5 fils sont recommandées pour le groupe terre et neutre.

Peut-on câbler un va-et-vient sans boîte de dérivation ?

Oui, c’est la solution n°1 (câble direct entre interrupteurs). Mais la norme NF C 15-100 impose que toutes les jonctions de câbles soient accessibles et protégées — donc si vous faites des connexions, elles doivent se trouver dans une boîte de dérivation fermée ou dans le boîtier d’un interrupteur. Il est interdit de faire des connexions nues dans une cloison ou dans un conduit.

Quelle est la différence entre un interrupteur simple et un interrupteur va-et-vient ?

Un interrupteur simple a 2 bornes (entrée/sortie) et interrompt ou laisse passer le courant. Un interrupteur va-et-vient a 3 bornes (C, 1, 2) : il bascule la connexion de C vers 1 ou vers 2, sans jamais couper complètement. Seul l’état des deux interrupteurs ensemble détermine si le circuit est ouvert ou fermé. Les interrupteurs va-et-vient sont physiquement interchangeables avec des interrupteurs simples (même boîtier) mais câblés différemment.

Peut-on connecter un variateur sur un circuit va-et-vient solution n°2 ?

Oui, mais avec précautions. Il faut un variateur compatible va-et-vient (certains variateurs le précisent sur leur notice). Dans ce cas, on installe un variateur sur l’un des interrupteurs et un interrupteur va-et-vient classique sur l’autre. La boîte de dérivation solution n°2 facilite cette modification car on n’a qu’à changer un seul boîtier interrupteur sans toucher au câblage de la boîte. Le variateur doit également être compatible avec le type de luminaire (LED, halogène, fluo).

La solution n°2 est-elle plus chère que la solution n°1 ?

Légèrement, car elle nécessite une boîte de dérivation supplémentaire (3 à 8 € selon le modèle) et potentiellement plus de câble si la topologie n’est pas favorable. En revanche, elle peut économiser de la main d’œuvre sur les grandes distances ou les configurations en L, et elle réduit le coût d’une future modification. Sur un chantier complet, la différence de coût est négligeable par rapport au gain en flexibilité.

Faut-il déclarer ce type de travaux électriques ?

En France, la modification ou création d’un circuit électrique dans un logement relève de la norme NF C 15-100. Pour une maison individuelle, les travaux réalisés par le propriétaire sont autorisés mais doivent être déclarés lors de la vente ou d’une demande de permis de construire via une attestation de conformité Consuel. Pour un logement en location, les travaux électriques significatifs doivent être réalisés par un électricien qualifié (certification Qualifelec ou équivalent). Renseignez-vous auprès de votre organisme Consuel local pour les démarches spécifiques à votre situation.

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Écrit par Guillaume, électricien expert
Guillaume DENIS
Électricien
Passionné par l'électricité, qu'elle vienne d'un transformateur ou qu'elle soit issue du soleil. Ingénieur électronicien de formation, j'ai décidé de me reconvertir en tant qu'électricien en...
4 commentaires
Loïc
3 février 2019

BONJOUR.
Avec une batterie de 12 volts quelle résistance faut il mettre pour une led de 3 volts.

Merci.

Loïc
2 février 2019

Merci pour le plan enfin de compte il faut relier les navettes directement au permutateur

Loïc
1 février 2019

Bonjour .
avec un va et vient en place j’aimerai ajouter un autre bouton .
Comment le réaliser.
Merci.

Carminas
1 février 2019

Bonsoir

Il faut ajouter un permutateur.
Voir exemple sur ce lien :
https://www.casimages.com/i/08111507453338322756175.jpg.html

Ou alors tout changer pour mettre un télérupteur et 3 boutons poussoir.
Mais cela ne sera simple que si tout transite par une boite de dérivation centrale :
https://www.casimages.com/i/150510113714383213252610.jpg.html

Dernière solution, passer des modules radio.
Voir solution 3 sur ce lien :
http://www.yokis.fr/projet-micromodules-radio.pdf

leval
4 février 2018

Bonjour,
Je ne trouve pas d’explication de schéma sur comment poser un boitier de communication.
Je ne sais pas comment en poser un. il parait que c’est obligatoire maintenant.

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