DPE 2026 : ce qui change pour les propriétaires et locataires
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Décryptage des nouvelles obligations et du calendrier d’interdiction de location des passoires thermiques
Le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) est devenu, en quelques années, un outil central de la politique du logement en France. À partir de 2026, de nouvelles règles viennent renforcer son rôle, avec des conséquences directes pour les propriétaires bailleurs comme pour les locataires.
Interdiction progressive de location, obligations de travaux, impact sur la valeur des biens : le DPE n’est plus un simple document informatif, mais un véritable levier réglementaire.
Voici un décryptage clair et structuré de ce qui change en 2026.

Le DPE : rappel de son rôle et de son évolution
Le DPE classe un logement de A à G selon deux critères principaux :
- la consommation d’énergie,
- les émissions de gaz à effet de serre.
Depuis sa réforme, le DPE est devenu opposable juridiquement. Cela signifie que les informations qu’il contient engagent désormais la responsabilité du propriétaire.
À partir de 2026, cette opposabilité prend encore plus de poids avec un calendrier d’interdiction de location de plus en plus strict.
Vous vous interrogez sur comment lire le DPE ? Retrouvez notre article sur le sujet.
Passoires thermiques : de quoi parle-t-on exactement ?
On appelle passoires thermiques les logements classés F ou G au DPE.
Ces biens se caractérisent par :
- une forte consommation énergétique,
- un inconfort thermique important,
- des factures d’énergie élevées,
- un impact environnemental significatif.
Ce sont ces logements qui sont directement visés par les interdictions progressives de mise en location.
Le calendrier d’interdiction de location jusqu’en 2026 et après
La loi Climat et Résilience a fixé un calendrier précis, que tout propriétaire bailleur doit connaître.
Dates clés à retenir
- Depuis 2023 : gel des loyers pour les logements classés F et G.
- 1er janvier 2025 : interdiction de louer les logements classés G.
- 1er janvier 2028 : interdiction de louer les logements classés F.
- 1er janvier 2034 : interdiction de louer les logements classés E.
L’année 2026 s’inscrit donc comme une année charnière, où de nombreux propriétaires doivent anticiper des travaux pour rester dans la légalité.
Ce qui change concrètement pour les propriétaires en 2026
En 2026, les propriétaires bailleurs sont confrontés à plusieurs réalités nouvelles.
Des obligations renforcées
- Impossibilité de louer un logement classé G.
- Difficulté accrue à vendre ou à louer sans travaux.
- Obligation de présenter un DPE à jour et fiable.
Un logement mal classé devient un actif dévalorisé, tant sur le marché locatif que sur le marché de la vente.
Des travaux souvent incontournables
Pour améliorer la classe énergétique, plusieurs postes sont généralement concernés :
- isolation (murs, combles, planchers),
- système de chauffage,
- production d’eau chaude,
- ventilation,
- rénovation de l’installation électrique.
Sur ce dernier point, une installation électrique vétuste peut fortement pénaliser la performance globale du logement, notamment lorsqu’elle empêche l’installation d’équipements plus performants.
À ce sujet, vous pouvez consulter cet article interne sur la rénovation électrique et la performance énergétique :
/renovation-electrique-et-dpe
Les conséquences pour les locataires
Les locataires sont également concernés par ces évolutions.
Des logements mieux encadrés
À terme, les locataires bénéficient :
- de logements moins énergivores,
- de factures d’énergie plus maîtrisées,
- d’un meilleur confort thermique été comme hiver.
Une réduction progressive de l’offre locative
À court terme, certaines zones peuvent toutefois connaître :
- une diminution de l’offre de logements,
- une tension accrue sur le marché locatif,
- des déménagements liés à des travaux imposés.
Le DPE devient donc aussi un critère de choix essentiel pour les locataires lors de la signature d’un bail.
DPE, énergie et coût de l’électricité : un lien direct
L’amélioration du DPE passe souvent par un changement de mode de chauffage ou par une meilleure gestion de la consommation électrique.
Dans ce contexte, le choix d’un contrat adapté est essentiel pour optimiser les dépenses énergétiques du logement. Regardez votre offre d’électricité, vérifiez vos besoins, comparez les différentes offres des différents fournisseurs et sélectionnez celle qui est la plus pertinente pour vous et votre foyer.
Comment anticiper dès maintenant les échéances à venir
Pour éviter une interdiction de location ou une perte de valeur du bien, plusieurs actions peuvent être engagées dès aujourd’hui :
- Faire réaliser un DPE à jour et fiable.
- Identifier les postes les plus énergivores.
- Prioriser les travaux à fort impact énergétique.
- Vérifier l’éligibilité aux aides (MaPrimeRénov’, CEE, éco-PTZ).
- Adapter les contrats d’énergie aux nouveaux usages.
Une anticipation progressive permet d’étaler les coûts et d’éviter les décisions dans l’urgence.
À retenir
Le DPE 2026 marque une nouvelle étape dans la lutte contre les logements énergivores.
Pour les propriétaires, il s’agit moins d’une contrainte ponctuelle que d’un changement structurel du marché immobilier.
Pour les locataires, c’est la promesse de logements plus confortables et plus économes, même si la transition peut créer des tensions temporaires.
Anticiper, s’informer et agir progressivement reste la meilleure stratégie pour traverser cette période de transformation sans subir ses effets.
Sources
- https://www.economie.gouv.fr/actualites/un-nouveau-dpe-au-1er-janvier-2026-pour-favoriser-le-chauffage-electrique
- https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/actualites/A18446
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