Limiteur Électrique
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Le limiteur de surtension, aussi appelé parafoudre BT ou SPD (Surge Protective Device), protège l’installation électrique contre les surtensions transitoires d’origine atmosphérique (foudre directe ou indirecte) ou de manœuvre (coupure brusque sur réseau inductif). Il écrête les pics de tension avant qu’ils n’atteignent les équipements connectés.
Symbole électrique normalisé

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Classes de parafoudres et caractéristiques
| Classe (Type) | Courant impulsionnel | Niveau de protection Up | Emplacement |
|---|---|---|---|
| Type 1 (Classe I) | Courant de choc Iimp d’au moins 12,5 kA | ≤ 2,5 kV | Origine de l’installation, quand le bâtiment est équipé d’un paratonnerre |
| Type 2 (Classe II) | Courant nominal de décharge In d’au moins 5 kA (onde 8/20) | ≤ 2,5 kV | En tête de tableau électrique résidentiel |
| Type 3 (Classe III) | Selon la notice | Selon la notice | Protection terminale équipements sensibles (PC, TV, NAS) |
Installation dans une installation réelle
Le parafoudre de Type 2 est le plus répandu en résidentiel. Il s’installe en tête du tableau électrique, en aval de l’AGCP. Son circuit fait exception à la règle du différentiel 30 mA : il est protégé par un différentiel de type S, différent de l’interrupteur différentiel général 30 mA des circuits terminaux (guide Hager NF C 15-100). Il se raccorde entre la phase (ou toutes les phases en triphasé), le neutre et la terre (PE). La longueur des fils de raccordement doit être la plus courte possible, dans la limite donnée par la notice du fabricant, pour limiter l’inductance parasite des conducteurs qui réduit l’efficacité du parafoudre lors des fronts d’onde très raides.
Un parafoudre de bonne qualité intègre un indicateur de fin de vie (fenêtre verte = opérationnel, rouge = à remplacer) et un contact de signalisation auxiliaire permettant de remonter une alarme vers un système domotique ou un tableau de supervision.
Les liaisons équipotentielles sont le complément indispensable du parafoudre : elles permettent d’équipoter toutes les masses métalliques du bâtiment, limitant les différences de potentiel entre équipements lors d’un coup de foudre et réduisant les risques d’amorçage interne.
FAQ
Un parafoudre protège-t-il les équipements lors d’une foudre directe sur le bâtiment ?
Non. Les parafoudres limitent les surtensions qui arrivent par le réseau ; ils ne protègent pas contre les coups de foudre directs sur le bâtiment, ce qui est le rôle du paratonnerre. Quand le bâtiment en est équipé, c’est un parafoudre de Type 1 qui se pose à l’origine de l’installation, complété si besoin par un Type 2 ; leur coordination suit la notice du fabricant.
Le parafoudre peut-il provoquer le déclenchement du différentiel ?
Oui, lors d’un coup de foudre proche, le courant de décharge du parafoudre peut faire déclencher un différentiel. C’est pour l’éviter que le circuit du parafoudre placé à l’origine de l’installation est protégé par un différentiel de type S. Si le déclenchement est récurrent sans orage, le parafoudre est peut-être en fin de vie (varistances partiellement court-circuitées) et doit être remplacé.
Faut-il changer le parafoudre après chaque coup de foudre ?
Non, pas systématiquement. Un parafoudre est conçu pour absorber plusieurs surtensions. Vérifiez simplement l’indicateur de vie après chaque événement marquant. S’il est passé au rouge ou que la fenêtre de visualisation est noircie, remplacez-le. La durée de vie d’un parafoudre dépend des surtensions qu’il a écrêtées : c’est son voyant, avec la notice du fabricant, qui dit quand le remplacer.
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