Relais
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Un relais est un interrupteur commandé par un signal électrique de faible puissance pour commuter un circuit de puissance plus élevée. Il assure ainsi une isolation galvanique entre la commande (automate, thermostat, bouton) et le circuit commandé (moteur, éclairage, résistance).
Types de relais et caractéristiques
| Type | Tension bobine | Courant contact | Particularité |
|---|---|---|---|
| Électromécanique | 12 V, 24 V, 48 V, 230 V | 1 à 16 A | Bruit audible, contacts NO/NC/CO |
| SSR (statique) | 3 à 32 V DC | 10 à 100 A | Silencieux, commutation zéro crossing |
| Temporisé | 24 V ou 230 V | 1 à 10 A | Retard encl./décl. réglable (0,1 s à 100 h) |
| De surveillance tension | 230 V ou 400 V | 5 A | Déclenchement sous/surtension, coupure de phase |
Contacts : NO, NC et CO
Chaque relais est défini par sa configuration de contacts :
- NO (normalement ouvert) : le contact est ouvert au repos, il se ferme à l’excitation de la bobine.
- NC (normalement fermé) : le contact est fermé au repos, il s’ouvre à l’excitation — utile pour les circuits de sécurité.
- CO (inverseur) : dispose des deux sorties, permet de basculer entre deux circuits selon l’état de la bobine.
Relais vs contacteur : la distinction essentielle
Le relais et le contacteur opèrent sur le même principe, mais diffèrent par leur destination. Le relais est dimensionné pour des courants de contact faibles à modérés (généralement < 16 A) et pour des fréquences de manœuvre limitées. Le contacteur, lui, est conçu pour la commutation de puissance répétée (moteurs, résistances), avec des contacts en alliage d’argent résistants aux arcs électriques et un pouvoir de coupure sous charge élevé.
Dans le tableau électrique, le relais est typiquement utilisé pour les automatismes (télérupteur, minuterie d’éclairage, commande de volets), tandis que le contacteur pilote les charges importantes (chauffe-eau, pompe, cumulus).
À la coupure, une bobine de relais électromécanique génère une surtension (pic inductif) pouvant dépasser 10 fois la tension d’alimentation. Sur les circuits à base de microcontrôleurs ou d’automates, placez systématiquement une diode de roue libre (montage DC) ou un varistance (montage AC) en parallèle sur la bobine pour protéger les composants de commande.
Questions fréquentes sur le relais
Comment choisir entre un relais SSR et un relais électromécanique ?
Le SSR est préférable pour les commutations fréquentes (> 100 cycles/heure), les charges résistives (résistances chauffantes), et les environnements sensibles aux vibrations ou au bruit électromagnétique. Le relais électromécanique s’impose lorsque l’isolation galvanique doit être parfaite et mesurable, ou pour commuter des charges inductives avec un courant de démarrage élevé, où les SSR résistifs peuvent saturer.
Peut-on remplacer un télérupteur par un relais classique ?
Non directement. Le télérupteur est un relais bistable : une impulsion courte sur la bobine le fait basculer et il reste dans cet état sans consommer de courant. Un relais monostable classique nécessite un signal continu pour maintenir les contacts fermés, ce qui consomme en permanence et ne correspond pas au schéma de commande d’un télérupteur.
Quelle durée de vie pour un relais électromécanique ?
La durée de vie mécanique est typiquement de 10 millions de cycles à vide. Sous charge nominale (courant résistif), elle tombe à 100 000 à 500 000 cycles. Sous charge inductive (moteur, transformateur), la commutation génère des arcs qui érodent les contacts et réduisent la durée de vie à < 50 000 cycles si l’on ne prend pas de précautions (réseau RC antiparasitage).
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