Alarme électrique

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Une alarme électrique est un système de détection et de signalisation qui surveille un bâtiment contre l’intrusion, l’incendie ou une défaillance technique (fuite d’eau, monoxyde de carbone, chute de température). Elle repose sur trois éléments : des détecteurs qui captent l’événement, une centrale qui traite et mémorise les alertes, et des dispositifs de signalisation qui avertissent les occupants ou un télésurveilleur.

Types d’alarmes et normes applicables

Comparatif des différents types d’alarmes

On distingue quatre familles. L’alarme anti-intrusion (détecteurs infrarouges, contacts d’ouverture, détecteurs de bris de vitre) n’est pas obligatoire dans un logement ; les matériels sérieux portent une certification, que l’assureur peut exiger. Le détecteur de fumée est obligatoire : chaque logement doit être équipé d’au moins un détecteur portant le marquage CE et la référence à la norme NF EN 14604 (service-public.gouv.fr). Le système de sécurité incendie des établissements recevant du public relève du règlement de sécurité de ces établissements, selon leur type et leur catégorie. L’alarme technique (température, monoxyde de carbone, fuite d’eau) est un équipement de confort et de prévention, à choisir d’après la notice du fabricant.

Câblage et intégration dans l’installation

Un système anti-intrusion filaire relie les détecteurs, la sirène et le clavier à la centrale par des câbles de faible section, dont le type est fixé par la notice du fabricant. Ces câbles cheminent dans des conduits ou des compartiments de goulotte distincts de ceux des circuits 230 V, comme le demande la NF C 15-100 (guide Hager 2024).

La centrale d’alarme est alimentée en 230 V depuis le tableau électrique, par un circuit protégé comme l’indique sa notice. Elle dispose d’une batterie de secours qui la maintient en service pendant une coupure de courant ; l’autonomie est celle annoncée par le fabricant.

En résidentiel, le détecteur de fumée (DAAF) existe à pile ou raccordé au 230 V avec pile de secours. Il se fixe solidement au plafond, de préférence dans la circulation ou le dégagement qui dessert les chambres ; dans un studio, le plus loin possible de la cuisine et de la salle de bain (service-public.gouv.fr).

✅ Bon à savoir — assurance : certains contrats d’assurance habitation exigent un système d’alarme certifié, ou en tiennent compte dans leur tarif. Les conditions sont celles du contrat : interrogez votre assureur avant l’achat et conservez les documents remis par l’installateur.

FAQ — questions de terrain

Le DAAF peut-il être posé dans la cuisine ou la salle de bain ?
Non. La cuisine génère des fumées de cuisson qui déclencheraient de fausses alarmes ; la salle de bain produit de la vapeur d’eau susceptible de perturber le détecteur. Le DAAF s’installe de préférence dans la circulation (couloir, palier) qui dessert les chambres ; dans un logement à plusieurs étages, il est recommandé d’en poser un par étage (service-public.gouv.fr).
Quelle est la différence entre un IRP et un détecteur volumétrique à hyperfréquences ?
Un IRP (infrarouge passif) détecte les variations de rayonnement thermique d’un corps chaud en mouvement dans son champ de détection. Un détecteur hyperfréquences (micro-ondes) émet des ondes radio et détecte le décalage Doppler provoqué par un mouvement ; il peut détecter à travers certaines cloisons légères. L’IRP est plus courant en résidentiel ; les hyperfréquences sont privilégiés dans les locaux à fort encombrement ou à variations thermiques importantes.
Peut-on interconnecter des DAAF entre pièces ?
Oui, avec des modèles prévus pour cela. Des DAAF interconnectés (par fil ou par radio) sonnent tous ensemble dès que l’un d’eux détecte de la fumée, ce qui alerte les occupants même loin du foyer d’incendie. L’interconnexion n’est pas une obligation : la règle est d’avoir au moins un détecteur par logement.

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Vérifié par Raphaël Bossoreil, électricien
Raphaël Bossoreil
Électricien
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