Alarme électrique
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Une alarme électrique est un système de détection et de signalisation qui surveille un bâtiment contre l’intrusion, l’incendie ou une défaillance technique (fuite d’eau, monoxyde de carbone, chute de température). Elle repose sur trois éléments : des détecteurs qui captent l’événement, une centrale qui traite et mémorise les alertes, et des dispositifs de signalisation qui avertissent les occupants ou un télésurveilleur.
Types d’alarmes et normes applicables
| Type | Détecteurs utilisés | Norme de référence | Obligation / contexte |
|---|---|---|---|
| Anti-intrusion | IRP, contact magnétique, bris de vitre, micro-ondes | NFA 2P-01 (grade 1 à 4) | Recommandé ; obligatoire ERP selon arrêté |
| Détection incendie (DAAF) | Détecteur optique fumée, thermique, CO | NF EN 14604 + loi 2010-238 | Obligatoire dans tous les logements depuis 2015 |
| SSI (ERP) | Déclencheurs manuels, détecteurs automatiques | NFS 61-931 / NFS 61-970 | Obligatoire ERP catégories 1 à 5 selon usage |
| Alarme technique | Sonde température, détecteur CO, capteur inondation | EN 50291 (CO) / EN 50545 (gaz) | Recommandé habitations, obligatoire certains ERP |
Câblage et intégration dans l’installation
Un système anti-intrusion filaire utilise un câble CPL 2×0,8 mm² pour les boucles de détection (contacts, IRP) et un câble blindé 4×0,22 mm² ou 8×0,22 mm² pour les liaisons centrale-sirène et centrale-clavier. Ces câbles cheminent impérativement dans des gaines séparées des circuits 230 V sur toute leur longueur, conformément à la NF C 15-100, afin d’éviter toute perturbation électromagnétique.
La centrale d’alarme est alimentée en 230 V via un circuit dédié depuis le tableau électrique, protégé par un disjoncteur 2 A. Elle dispose d’une batterie de secours (accumulateur plomb 12 V/7 Ah) permettant 24 h d’autonomie sans secteur — exigence NFA 2P-01.
En résidentiel, le DAAF filaire (alimentation 230 V + pile de secours) offre une fiabilité supérieure aux modèles à pile seule. La pose se fait au plafond, à > 60 cm des murs et de toute source de vapeur (cuisine, salle de bain).
FAQ — questions de terrain
- Le DAAF peut-il être posé dans la cuisine ou la salle de bain ?
- Non. La cuisine génère des fumées de cuisson qui déclencheraient de fausses alarmes ; la salle de bain produit de la vapeur d’eau susceptible de perturber le détecteur. Le DAAF doit être installé dans la circulation (couloir, palier) ou dans les chambres, à > 3 m de la cuisine.
- Quelle est la différence entre un IRP et un détecteur volumétrique à hyperfréquences ?
- Un IRP (infrarouge passif) détecte les variations de rayonnement thermique d’un corps chaud en mouvement dans son angle de détection (~90° à 110°). Un détecteur hyperfréquences (micro-ondes) émet des ondes radio et détecte le décalage Doppler provoqué par un mouvement — il traverse les cloisons légères. L’IRP est plus courant en résidentiel ; les hyperfréquences sont privilégiés dans les locaux à fort encombrement ou à variations thermiques importantes.
- Peut-on interconnecter des DAAF entre pièces ?
- Oui, et c’est recommandé. Des DAAF interconnectés (filaires ou radio 868 MHz) déclenchent simultanément tous les détecteurs du logement dès qu’un seul se déclenche, permettant d’alerter les occupants même s’ils se trouvent loin du foyer d’incendie. Cette interconnexion est obligatoire dans les maisons neuves depuis 2023 (RE 2020).
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