Détecteur Électrique

Détecteur Électrique

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Un détecteur électrique est un capteur qui convertit un phénomène physique — présence, mouvement, fumée, gaz, inondation — en signal électrique exploitable pour déclencher un automatisme ou une alarme. On en trouve dans pratiquement toutes les installations résidentielles et tertiaires modernes.

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Technologies de détection mouvement comparées

Quatre technologies se rencontrent. L’infrarouge passif (IRP) réagit au déplacement d’un corps chaud : économique et sobre, il ne voit pas une personne immobile et peut être masqué. Le détecteur à micro-ondes (hyperfréquences) émet une onde et repère le mouvement par effet Doppler : il peut détecter à travers une cloison légère, ce qui le rend plus sujet aux déclenchements inutiles. L’ultrason couvre bien une pièce fermée, mais les courants d’air le perturbent. La double technologie associe deux principes et ne déclenche que s’ils concordent, d’où très peu de fausses alarmes. L’angle et la portée sont ceux de la fiche technique de chaque modèle.

Types de détecteurs selon l’usage

Détecteurs de mouvement / présence (éclairage automatique) : raccordement 3 fils (phase, neutre, sortie commandée). La charge maximale commutable est indiquée sur l’appareil, avec une valeur propre aux lampes à LED, plus faible que pour les lampes à incandescence. Dans une installation conforme à la NF C 15-100, le circuit commandé est protégé par le disjoncteur du circuit d’éclairage existant.

Détecteurs de fumée (DAAF) : chaque logement doit en avoir au moins un, portant le marquage CE et la référence à la norme NF EN 14604 (service-public.gouv.fr). Il fonctionne sur pile, ou sur le 230 V avec une pile de secours. Il se fixe solidement au plafond, de préférence dans la circulation ou le dégagement qui dessert les chambres.

Détecteurs de gaz : méthane/propane (gaz naturel ou GPL) ou monoxyde de carbone (CO). Le détecteur CO est recommandé dans toute pièce équipée d’un appareil à combustion. L’emplacement dépend du gaz, plus léger ou plus lourd que l’air : il est donné par la notice du détecteur.

⚠ Détecteurs de mouvement et charge LED : vérifiez la compatibilité
La majorité des détecteurs de présence anciens sont conçus pour des charges résistives ou inductives (ampoules incandescentes, halogènes). Avec des charges LED de très faible puissance, le courant de veille du détecteur peut suffire à maintenir les LED légèrement allumées (phénomène de « ghost light »). Utilisez un détecteur que son fabricant annonce compatible avec les LED, ou l’accessoire de compensation qu’il prévoit.

Raccordement et installation

Un détecteur de mouvement pour l’éclairage peut remplacer un interrupteur, après coupure au disjoncteur général et vérification d’absence de tension. Dans le montage à trois fils, la phase arrive sur la borne L (ou Ph), le neutre sur N, et la sortie commandée sur la borne de charge (↑ ou Load). Le neutre n’est pas toujours présent dans la boîte d’un interrupteur : il faut alors un modèle à deux fils, ou faire tirer le neutre par un électricien. En cas d’installation dans un local humide (garage, entrée extérieure couverte), l’indice IP du détecteur doit être adapté (IP24 au minimum dans un jardin ou une cour d’après les guides de la norme, IP55 conseillé dehors). Les liaisons équipotentielles ne concernent pas les détecteurs eux-mêmes, mais les armatures métalliques des luminaires commandés en salle de bain.

✔ DAAF : ne pas le poser en cuisine
Les vapeurs de cuisson et la vapeur d’eau de la salle de bain provoquent des alarmes intempestives. Placez le DAAF dans le couloir ou le dégagement qui dessert les chambres ; dans un studio, le plus loin possible de la cuisine et de la salle de bain (service-public.gouv.fr).

Questions fréquentes

Mon détecteur de présence s’allume seul la nuit sans personne : pourquoi ?

Un IRP passif réagit aux variations de température infrarouge. Les sources fréquentes de fausses alarmes nocturnes sont : radiateur ou bouche de chauffage en dessous du détecteur, courant d’air chaud provenant d’une fenêtre, animal domestique, ou rayonnement solaire indirect traversant une fenêtre. Orientez le détecteur pour éviter ces sources, ou passez en technologie double IRP+HF avec réglage de seuil.

Quelle différence entre un détecteur de présence et un détecteur de mouvement ?

Un détecteur de mouvement ne réagit qu’aux déplacements (variation de signal suffisamment rapide). Un détecteur de présence utilise des algorithmes plus sensibles et des capteurs à haute résolution pour maintenir l’éclairage même lorsque la personne est immobile (travail assis, lecture). Il consomme un peu plus d’énergie mais convient aux bureaux et aux espaces de travail.

Peut-on raccorder plusieurs détecteurs en parallèle pour couvrir une grande surface ?

Oui, à condition que les sorties commutées soient raccordées en parallèle vers la même charge. Vérifiez que chaque détecteur peut piloter la charge totale à lui seul (en cas de défaut de l’un, l’autre doit suffire). Certains détecteurs disposent d’une sortie « esclave » prévue pour ce câblage en cascade sans risque de conflit de phase.

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Vérifié par Raphaël Bossoreil, électricien
Raphaël Bossoreil
Électricien
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