Tresse Électrique
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Une tresse électrique est un conducteur flexible constitué de fins brins métalliques tressés en nappe plate ou ronde, utilisé comme liaison équipotentielle ou conducteur de protection souple. Sa structure tressée lui confère une résistance mécanique aux vibrations et aux cycles de dilatation thermique que ne possède pas un câble souple classique.
Sections courantes et courants admissibles
| Section (mm²) | Courant admissible | Matériau typique | Usage courant |
|---|---|---|---|
| 10 mm² | 50 A | Cuivre étamé | Porte de tableau, PE sur moteur léger |
| 25 mm² | 100 A | Cuivre étamé | Liaison équipotentielle principale |
| 50 mm² | 200 A | Cuivre nu ou étamé | Connexion carcasse moteur industriel |
| 95 mm² | 300 A | Cuivre nu | Jeu de barres souple, connexion de départ TGBT |
| 150 mm² | 420 A | Cuivre nu | Pontage souple de tableau haute puissance |
Avantages sur le fil souple standard
Un câble souple ordinaire, même multibrin, n’est pas conçu pour des cycles répétés de flexion, de vibration ou de dilatation. La tresse, elle, absorbe ces contraintes mécaniques sans fatigue du conducteur grâce à la liberté de mouvement de chaque brin tressé. C’est pourquoi elle est indispensable dans trois situations typiques :
- Porte de tableau métallique : la porte s’ouvre des dizaines de milliers de fois sur sa durée de vie. Un câble souple standard finit par se rompre à la racine. La tresse absorbe les cycles de flexion sans rupture.
- Liaison équipotentielle entre masses mobiles : convoyeurs, bras robotisés, parties mobiles de machines — la tresse suit le mouvement sans créer de contrainte mécanique sur les terminaux de raccordement.
- Connexion de carcasse moteur : les vibrations du moteur transmises au conducteur PE détruisent rapidement un câble rigide par fatigue vibratoire. La tresse amortit ces vibrations sur toute sa longueur.
Liaison équipotentielle et NF C 15-100
Les liaisons équipotentielles sont obligatoires en salle de bain et dans tous les locaux contenant des masses métalliques (canalisations, baignoires, radiateurs). La tresse cuivre étamé 6 mm² minimum est recommandée pour relier les masses entre elles et au conducteur PE de l’installation, conformément à la NF C 15-100. La résistance de la liaison équipotentielle entre deux masses ne doit pas dépasser 1 Ω (mesuré en continu entre les deux points les plus éloignés).
Préférez le cuivre étamé (argenté en surface) au cuivre nu dans les environnements humides, marins ou exposés aux vapeurs : l’étamage protège chaque brin contre l’oxydation et maintient une résistance de contact stable sur la durée. La tresse en laiton ou en inox est réservée aux environnements chimiques agressifs.
Questions fréquentes sur la tresse électrique
Comment raccorder une tresse électrique sur un plot ou une borne ?
La tresse doit impérativement être équipée d’une cosse sertie ou brasée à chaque extrémité avant raccordement. Introduire directement des brins tressés non frettés dans une borne à vis provoque un desserage progressif par relaxation mécanique des brins, et peut mener à un mauvais contact ou un arc électrique. Les cosses à sertir (cosses plates, œillet, fourche) doivent correspondre à la section de la tresse et être serties avec une pince à sertir calibrée.
Peut-on remplacer une tresse de porte de tableau par un câble souple ordinaire ?
Non, sauf à changer le câble souple très régulièrement. En pratique, les câbles souples multibrin (type H07VK) résistent quelques centaines de cycles de flexion en conditions réelles. Un remplacement par une tresse de section équivalente est la solution pérenne, recommandée par les constructeurs de tableaux électriques (Legrand, Schneider, Hager) dans leurs notices de montage.
Quelle longueur de tresse prévoir sur une porte de tableau ?
La tresse doit offrir une garde de mou suffisante pour que la porte puisse s’ouvrir à 90° (voire 120° sur les armoires industrielles) sans tirer sur les raccordements. En pratique, la longueur de la tresse est calculée comme la diagonale de l’arc décrit par la porte + 15 à 20 % de mou. Un mou insuffisant génère des contraintes de traction sur les cosses et accélère la fatigue mécanique ; un mou excessif peut coincer dans les charnières ou toucher des parties sous tension.
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