Wattmètre
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Le wattmètre mesure la puissance active d’un circuit en courant alternatif, exprimée en watts (W). Contrairement à la simple multiplication de la tension par le courant, il tient compte du déphasage entre les deux grandeurs pour calculer la puissance réellement consommée : P = U × I × cos φ.
Symbole électrique normalisé

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Puissances actives typiques par circuit
| Circuit / Équipement | Puissance active (W) | Calibre maximal du disjoncteur NF C 15-100 (guide Legrand 2024) |
|---|---|---|
| Circuit éclairage | Somme des lampes : faible en LED, bien plus élevée en halogène | 16 A (1,5 mm²) |
| Prises 16 A (usage général) | 3 680 W par prise (230 V × 16 A) | 16 A en 1,5 mm², 20 A en 2,5 mm² |
| Plaque de cuisson induction | Jusqu’à 7 360 W (230 V × 32 A) | 32 A (6 mm²) |
| Four électrique | Selon la plaque signalétique | 20 A |
| Lave-linge / lave-vaisselle | Selon la plaque signalétique | 20 A |
| Chauffe-eau 200 L | Selon la plaque signalétique | 20 A |
Pourquoi voltmètre + ampèremètre ne suffisent pas
Sur un circuit purement résistif (radiateur électrique, chauffe-eau à résistance nue), la tension et le courant sont en phase : cos φ = 1 et P = U × I. La multiplication directe est exacte. Mais sur un circuit avec moteur, transformateur ou alimentation à découpage, le courant est déphasé par rapport à la tension. Mesurer U = 230 V et I = 10 A ne donne pas P = 2 300 W si cos φ = 0,75 — la puissance active est alors 1 725 W. Un wattmètre tient compte de ce déphasage, là où la simple multiplication surestime la consommation réelle.
Cette distinction est directement utile pour le dimensionnement des circuits dans un tableau électrique conforme à la NF C 15-100.
Wattmètre intégré : pinces de puissance
Les pinces de puissance intègrent la mesure wattmètre en affichant simultanément P (W), Q (var), S (VA) et cos φ. Elles mesurent le courant par induction (sans coupure de circuit) et la tension par deux cordons de mesure. Ces cordons se posent sur des bornes sous tension : au tableau de la GTL, cette mesure est réservée à l’électricien.
Pour choisir la puissance souscrite, la mesure en conditions réelles est plus fiable que la somme des puissances de plaque. Inutile d’ajouter un appareil derrière l’AGCP : l’écran du compteur Linky affiche la puissance apparente utilisée à l’instant et la puissance maximale atteinte dans la journée.
Questions fréquentes
Un wattmètre mesure-t-il la consommation des appareils en veille ?
Oui, c’est précisément l’une de ses utilités. Les appareils en veille consomment peu, mais en permanence, ce qui compte sur une année. Un wattmètre de prise mesure cette consommation résiduelle directement sur la prise de courant.
Quelle différence entre un wattmètre et un compteur d’énergie (Wh) ?
Le wattmètre mesure la puissance instantanée (W) à un instant donné. Le compteur d’énergie intègre cette puissance dans le temps pour obtenir des kilowattheures (kWh) : c’est le principe du compteur Linky. Les appareils de terrain combinent souvent les deux fonctions : puissance instantanée en W et énergie cumulée en kWh.
Est-il nécessaire de couper le circuit pour connecter un wattmètre ?
Cela dépend du type d’appareil. Un wattmètre de série (connexion directe en coupure) nécessite l’ouverture du circuit. Une pince de puissance mesure le courant par induction sans coupure, mais ses cordons de tension se branchent sous tension : au tableau, c’est un geste d’électricien, avec un appareil de la catégorie de mesure adaptée. Pour un particulier, le wattmètre de prise ne demande aucune intervention sur l’installation.
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